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LA SECURITE SOCIALE , LES GRANDES BATAILLE DE LA REPUBLIQUE YouTube

Damien S. · 6,408 words · 30 min read

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0:03[Musique]

0:35[Musique]

1:06depuis la nuit des temps les hommes ont

1:08tâché de donter une incertitude

1:10angoissante celle d'être jeté dans la

1:12misère par un malheur brusque ou par une

1:15déchéance physique progressive

1:17l'accident la maladie la perte du

1:19travail la vieillesse la mort du soutien

1:22de famille montesquie le dit la liberté

1:26n'est pas autre chose que la sécurité de

1:28chaque citoyen et la conscience qu'il en

1:32[Musique]

1:54a la Révolution française au temps de la

1:57Convention a cristallisé les doine

2:00généreuse qui avait été élaborée au

2:02temps des Lumières en proclamant le

2:04devoir de la collectivité de secourir la

2:06misère et surtout de la prévenir dans

2:09son article 21 la Déclaration des Droits

2:12de l'Homme de 1793 déclare les secours

2:15publics sont une dette sacrée la société

2:17doit la subsistance aux citoyens

2:18malheureux soit en leur procurant du

2:20travail soit en assurant les moyens

2:22d'exister à ceux qui sont hors d'état de

2:26travailler ce texte même s'il n'a jamais

2:29été vraiment appqué définit bien le

2:31projet qu'il revient à la République

2:33d'accomplir en matière de protection

2:35sociale jusque là les pauvres et les

2:38exclus avaient recours à la charité

2:40pronné et pratiqué par le

2:43christianisme la révolution pour sa part

2:46veut remplacer la charité par la

2:50[Musique]

2:57fraternité dans la pratique l'esprit de

3:00fraternité a dû affronter un puissant

3:02mouvement qui travaillait en sens

3:03inverse celui des révolutions

3:05industrielles qui porté par le progrès

3:08scientifique et technique du 18e au 20e

3:11siècle ont transformé de fond en comble

3:13le monde

3:14occidental les enfants des paysans

3:16d'autrefois sont coupés de leur

3:18environnement séculaire pour être jetés

3:20dans un monde brutal impitoyable

3:23aggloméré et précipité

3:42le prolétariat urbain juxta pose ainsi

3:45des individus livré au hasard des

3:47accidents et des maladies ou encore à la

3:49décision arbitraire d'un

3:51employeur de fait l'idée que l'État

3:54puisse protéger les travailleurs contre

3:55les brutalités du marché ne progresse

3:58que très lentement

3:59CR de janvier 1813 avait interdit

4:02d'employer dans les mines les enfants de

4:04moins de 10 ans une loi de mars 1841

4:07concerne leur travail dans les

4:08manufactures usines et ateliers et elle

4:11dispose les enfants pour être admis

4:13devront avoir au moins 8 ans de 8 à 12

4:16ans ils ne pourront être employés plus

4:17de 8h sur 24 de 12 à 16 ans ils ne

4:20pourront être employés plus de 12 he sur

4:2224 cette loi fut peu appliquée en

4:25chacune de ces occurrences les

4:27organisations patronales s'écrièrent

4:29qu'on allait les ruiné au profit de la

4:30concurrence étrangère dans ces

4:33conditions le malheur profond ne peut

4:35être soulagé que par la charité

4:36individuelle celle-ci s'enracine dans

4:39toute la tradition chrétienne et elle

4:40s'incarne dans la pratique bourgeoise

4:42des bonnes œuvres fondées sur le libre

4:44arbitre de celui qui donne et la

4:46situation dominée de celui qui reçoit à

4:49gauche on y voit une manière de

4:51perpétuer en bonne conscience une

4:53hiérarchie sociale contraire au principe

4:55de la

4:57République George clémau médecin des

5:00pauvres à Montmartre dans les années

5:011870 député de l'extrême gauche radicale

5:05écrit quand on donne aux pauvres c'est

5:07de loin au hasard et ce qui est pire en

5:10mettant la main sur eux en les

5:12enrégimentant en les asservissant à

5:14l'église ce vice rédiibitoire et sans

5:17remède la raison en est que la charité

5:20est instituée au profit de celui qui

5:21donne bien plus que de celui qui reçoit

5:24il est méritoire de donner non de

5:26recevoir voulez-vous gagner le ciel

5:29donne dit le confesseur une soupe pour

5:31le locteux le paradis pour le donateur

5:35c'est comme ici-bas pas assez pour l'un

5:37trop pour

5:39l'autre le regard de la gauche est le

5:41même sur le paternalisme industriel que

5:44les patrons des principaux conglomérat

5:46développe dans la seconde moitié du 19e

5:50siècle exemple emblématique la

5:52sidérurgie des schneidres au creusau ou

5:55des vindelles en Lorine les ouvriers et

5:57les employés y sont encadrés de la

5:59naissance à la mort mieux payé

6:01qu'ailleurs protégé contre beaucoup

6:03d'aléa assurer que leurs enfants seront

6:05à leur tour embauchés en

6:18priorité moi je crois si vous voulez que

6:20la société française a été extrêmement

6:23longtemps et est encore aujourd'hui

6:24inspiré par le modèle agricole

6:27c'est-à-dire en fait le mod le modèle

6:28latifondaire

6:30le propriétaire est au fond responsable

6:33de ceux qui sur le territoire

6:35contribuent à organiser la vie

6:37économique et donc le modèle agricole

6:39tout à fait clair fermier métayer ou

6:42exploitation directe le propriétaire est

6:44chargé de faire en sorte que ça tourne

6:47il se préoccupe en effet des conditions

6:49sociales parce que les gens qui sont là

6:52comme on disait autre fois ce sont mes

6:54gens

6:57[Musique]

7:01c'est vrai que le système de sécurité

7:03sociale puisse ses racines dans le fait

7:05que les entrepreneurs avaient besoin de

7:08main d'œuvre qui se reproduisent qui soi

7:11en bonne santé et qui ne les emmerde pas

7:15au moment où où la vieillesse arrive il

7:17s'agissait de fixer de la main d'œuvre

7:19de la former de la fidéliser et donc on

7:21a pris les initiatives sociales de façon

7:23à ce que les salariés se trouvent dans

7:25l'entreprise dans une situation je

7:27dirais de relatif confort de relative

7:30protection les systèmes de premier

7:32systèmes de retraite les systèmes de

7:34formation les premiers systèmes

7:36d'assurance maladie par la mise à

7:38disposition d'ensemble de hospitaliers

7:41et autres tout ceci s'est fait dans le

7:43patronnat avancé du Nord d'ailleurs et

7:46de l'Est de la France sur le sur la fin

7:49du 19e et s'est développé beaucoup au

7:5120e siècle au creusau les Schneid ont

7:54ainsi créé un hôpital pour leurs

7:55ouvriers une pharmacie qui les fourni en

7:57médicaments des logements qui leur sont

8:00octroyés et qu'ils pourront conserver

8:02même lorsqu'ils seront vieux la ville

8:04entière est ainsi dédiée totalement à la

8:09[Musique]

8:12sidérurgie pourtant la contrepartie est

8:14lourde un état de soumission

8:16professionnelle et psychologique que

8:18beaucoup éprouvent comme dégradant par

8:21exemple les ouvrières sont licenciés 6

8:23mois après leur mariage au motif

8:25qu'elles doivent attendre un enfant et

8:27se préparer à s'occuper à plein tempemps

8:29de leur

8:34[Musique]

8:46progéniture dès lors que le patron

8:50prenait en charge au-delà simplement de

8:52de l'organisation du travail du salaire

8:53prenait en charge globalement la vie des

8:55ouvriers et bien la dépendance des

8:58salariés vis-à-vis des employeurs étai

9:00quasi total c'était toute la vie qui

9:03était réglé je me souviens les images de

9:05mon enfance où le logement il

9:10appartenait au patron

9:11euh une partie de l'Assurance Maladie

9:14effectivement appartenait aussi au

9:15patron l'église appartenait au patron

9:18c'est-à-dire que et l'école le patron

9:21investissait donc la dépendance de

9:23salariés si sortait de ce système là

9:25c'était sortir d'un système social

9:27totalement

9:30la réaction ça a été l'organisation de

9:32de mutuel ouvrière contrôlé par les

9:36salariés eux-mêmes qui étai des formes

9:38de solidarité à la fois des formes

9:41d'organisation de contestation et des

9:43formes de de solidarité interne ça s'est

9:45développé à partir des années 1830 il y

9:48a eu un un un mouvement spécifique qui

9:51revendiquait l'autonomie ouvrière avec

9:54l'idée que la classe ouvrière n'était

9:56représentée par personne qu'elle ne

9:57pouvait être représentée que par ses

10:00memb le paternalisme patronal d'un côté

10:03le mutualisme ouvrier de l'autre

10:05constituent les premières formes de

10:07protection sociale en cette fin du 19e

10:09siècle elle ne concerne pourtant qu'une

10:12minorité de travailleurs ceux qui

10:13appartiennent aux grandes industries

10:15quant aux autres la majorité rien n'est

10:18prévu pour eux dans le monde du bâtiment

10:20par exemple l'ambiance est très rude et

10:22il n'y a pas de sécurité organisée la

10:25seule protection obligatoire imposée par

10:27la République se fait notamment à

10:29travers la loi de 1898 sur les accidents

10:32du travail avant

10:331898 il fallait pour que le salarié qui

10:38qui qui est victime d'un accident puisse

10:40bénéficier du d'une réparation d'une

10:42indamnisation euh qu'il démontre la la

10:44faute euh de l'employeur même si dans la

10:48jurisprudence on avait parfois essayé

10:49d'aménager ce principe il fallait

10:51démontrer la faute c'est le principe de

10:53base du droit civil en 1898 on ferait

10:57une vraie rupture parce qu'on dit que

10:59dès lors qu'il y a un accident qui

11:00survient du fait ou à l'occasion du

11:03travail il a vocation à être indamnisé

11:06sans que le salarié et à démontrer la

11:09faute donc c'est une loi qui apaise les

11:12bon qui résout un vrai problème social

11:14très important puisque dès lors que dans

11:16une famille ouvrière il y avait un

11:17accident du travail bien la famille

11:20était réduite c'est clair à la misère et

11:23puis c'est une c'est une loi qui qui

11:25essaie de faire un compromis entre les

11:27entre les intérêts il faut que

11:28l'industrie se enveloppe l'industrie

11:30fait produit des accidents et donc

11:34onamise sur la base du risque c'est

11:36l'employeur qui indemnise et qui pour

11:39cela s'assure et c'est effectivement

11:43aussi la naissance des assurances et des

11:46techniques assurancielles qui permet la

11:49création

11:50euh la création de de ce droit de cette

11:53loi et c'est pour ça que les notions de

11:55sécurité sociale et d'assurance sont

11:58techniquement très très

12:00[Musique]

12:01lié la France est alors en grand retard

12:04sur son voisin son vainqueur de

12:061871 l'Allemagne dès les années 1880 en

12:10effet le chancelier Bismark a promu

12:12trois lois fondamentales sur l'assurance

12:14maladie les accidents du travail et

12:16enfin l'assurance invalidité et

12:19vieillesse nouveauté essentielle et de

12:21grand avenir l'assurance est obligatoire

12:23tandis que les travailleurs et les

12:25employeurs en sont les gestionnaires

12:27sous la protection et avec

12:28l'encouragement de l'État au Bismark a

12:30été beaucoup en avance sur la France et

12:33sur tous les autres pays c'était en

12:35effet un conservateur mais un

12:38conservateur éclairé qui se rendait

12:40compte que si on voulait développer en

12:42Allemagne le capitalisme avec une

12:44certaine paix sociale il fallait donner

12:46aux classes ouvrières des moyens de

12:49vivre et surtout une sécurité et c'est

12:51pourquoi dès les années 1880 il a

12:55instauré une sécurité sociale que

12:57d'ailleurs nous avons retrouvé lorsque

13:00l'Alsace et la Lorine est redevenu

13:03français et on s'est bien gardé de la

13:10[Musique]

13:12changer en France il faut attendre

13:14l'entre de guerre pour que l'État avance

13:17sur la question sociale deux lois de

13:191928 et 1930 instituent enfin un régime

13:22d'assurance sociale obligatoire avec

13:25trois limites pourtant d'abord ne sont

13:27concernés que les travailleurs dont le

13:28salaire est inférieur à un certain

13:30chiffre d'autre part le système ne

13:32touche que le salariat c'est-à-dire une

13:34partie seulement de la population enfin

13:36le financement de ces lois est fondé sur

13:38la capitalisation des cotisations et non

13:41pas sur la répartition il y a deux

13:43systèmes de de retraite possible le

13:45système par répartition où les

13:47cotisations d'aujourd'hui servent à

13:48payer les retraites d'aujourd'hui et la

13:51capitalisation où on demande des

13:54cotisations on les fait

13:57fructifier sous forme d'épart

13:59et puis c'est on bénéficie de de cette

14:02épargne lorsque l'on accède à l'âge de

14:05la retraite

14:07fondamentalement par la répartition la

14:10question de l'équilibre entre les

14:12générations devient une question

14:14politique c'est à la limite la

14:15collectivité qui décide quel effort les

14:18activs vont consentir à un moment donné

14:20pour les retraiter c'est donc faire de

14:22cette question la relation entre les

14:24actifs et les retraités une question

14:25éminemment politique à travers la

14:27capitalisation c'est une c'est une autre

14:30manière de poser le problème beaucoup

14:31moins politique puisque c'est l'épargne

14:34de chaque génération qui va assurer sa

14:38retraite mais l'épargne constitué à la

14:40fin des années 20 part en fumée avec la

14:43grande crise de 1929 qui plonge une

14:46partie des travailleurs dans le chômage

14:49or cette éventualité n'a pas été

14:51envisagée par les lois de 1928 et 1930

14:54il n'y a pas d'assurance chômage

14:58[Musique]

15:07le Front populaire de 1936 n'inscrit pas

15:10cette préoccupation dans son programme

15:12il préfère jouer de la hausse des

15:13salaires toute fragile qu'elle soit et

15:15améliorer le sort du prolétariat dans

15:17son ensemble avec les congéss payés et

15:19les conventions collectives à la veille

15:22de la Seconde Guerre mondiale le système

15:24de protection sociale conserve ainsi de

15:26graves lacunes les prestations sont

15:28insuffisantes leur développement

15:29anarchique une partie seulement de la

15:32population est concernée les dépenses de

15:34sécurité sociale ne représentent encore

15:36que 1 % du produit intérieur brut en

15:391941 il y a une déclaration commune de

15:41Roosevelt et de surchill qui se donne

15:43comme objectif d'après guerre de créer

15:46des systèmes de sécurité sociale

15:48euh donc c'est le programme de la

15:51résistance mais c'est pas le la

15:54résistance isolée c'est vraiment un

15:55mouvement général chez les alliés et les

15:58et dans les grandes démocratie

16:00américaine et anglaise de l'époque il y

16:02avait il y avait eu la prise de

16:03conscience que les problèmes sociaux en

16:06Allemagne avait été à l'origine de du

16:10désastre que les démocraties étaient en

16:13train de en train de vivre en gros

16:14l'idée de la sécurité sociale c'est

16:16aussi pour éviter la guerre un ministre

16:18travailliste de Churchill Beveridge

16:20rédige un rapport célèbre qui pose le

16:22principe de l'extension de la protection

16:24sociale à l'ensemble de la population

16:26britannique et à tous les risques

16:27majeurs REP proposes first an Allin

16:32scheme of Social

16:35Insurance providing for all citizens and

16:38their families all the cash benefits

16:42needed for security the report proposes

16:46second a scheme of children's

16:50allowances to be paid both when the

16:54responsible parent is earning and when

16:57he is not earning

17:04[Musique]

17:13[Musique]

17:15ces thè sont reprises en France par le

17:17Comité national de la Résistance qui

17:19prévoit en mars 1944 un plan compet de

17:23sécurité sociale il se propose de

17:25garantir à toutes les couches de la

17:27population des reven suffis pour assurer

17:30leur subsistance individuelle et

17:32familiale en toute circonstance pour la

17:34première fois est affirmé sans embage

17:37une doctrine non seulement sociale mais

17:39politique il ne suffit plus de se borner

17:41à protéger contre le malheur il faut

17:44procéder à une redistribution massive

17:46des richesses et réduire de la sorte les

17:48inégalités le préambule de la

17:50Constitution de 1946 dispose tout être

17:53humain a le droit d'obtenir de la

17:55collectivité des moyens corrects

17:57d'existence

18:02[Musique]

18:06c'est Pierre laroc qui est chargé de

18:08mettre en place le système il

18:10s'intéresse depuis longtemps à ces

18:11questions employé au ministère du

18:13travailichi en 1940 il en a été exclu

18:17comme juif il a rejoint Londres en avril

18:191943 puis il a été nommé en octobre 1944

18:22directeur général des assurances

18:24sociales il déclare c'est une révolution

18:27que nous voulons faire son idée

18:30fondamentale c'est que la sécurité

18:32sociale c'est c'est faire accéder les

18:35salariés à à une vraie dignité

18:38en en les protégeant contre les aléas de

18:40la vie et contre les risques de la vie

18:42il y a cette idée très forte de dignité

18:44pierre laroc c'est

18:46effectivement le la la capacité d'avoir

18:50suppuiser dans un modèle étranger de

18:53quoi pouvoir l'adapter très rapidement

18:54en France et c'était le Paris je dirais

18:57réussi des fondateurs de la sécurité

18:59sociale c'est-à-dire qu'ils se sont

19:00appuyés sur ce qui existait plutôt que

19:03de concevoir quelque chose qui part de

19:05zéro fondamentalement la sécurité

19:07sociale va s'organiser autour de de

19:09trois risques de trois branches la

19:11protection contre la maladie à l'origine

19:14fondamentalement pour que les salariés

19:17puissent avoir un salaire de

19:19substitution lorsqu'ils étaient malades

19:21deuxième risque majeur c'est la

19:23vieillesse moment où on ne peut plus

19:25travailler et à l'époque on partait à la

19:27retraite quand on pouvait vraiment plus

19:29travailler et puis une troisième branche

19:30qui n'est pas un risque c'est la la

19:34prise en charge des des charges de

19:36famille l'aide aux familles avec une à

19:38l'époque une volonté nataliste il

19:41s'agissait de reconstruire la France et

19:42donc tout ça il faut le mettre en place

19:44ça coûte énormément d'argent où va-t-on

19:47trouver l'argent et bien on décide au

19:49lendemain de la guerre de dire qu'on

19:50trouve l'argent sur les salariés eux-mêm

19:53c'estàdire qu'on prend une partie de ce

19:54qui gagne c'est ce qu'on appelle la

19:56cotisation sociale et que elle vient

19:59financer tout ça et on demande à

20:01l'entreprise elle-même de faire la même

20:03chose et donc c'est une cotisation prise

20:06au salari et une cotisation prise à

20:08l'entreprise qui va venir financer tout

20:12ça la loi de mai 1946 prévoit la

20:15généralisation de la sécurité sociale à

20:18tous les Français une caisse unique

20:20couvrirait tous les risques pour tous

20:22les assuré avec une cotisation unique

20:24mais il y a eu

20:26aussitôt une rébellion en quelque sorte

20:29une

20:29rébellion des commerçants une rébellion

20:32des artisans une rébellion des

20:34professions libérales qui ne voulait à

20:37aucun prix que d'être en globé dans un

20:42système général il pensait que les

20:45commerçants les artisans les professions

20:47libérales étaient moins

20:50consommateurs de soins que les autres

20:52parce que mon Dieu quand ils avaient un

20:54petit bobo une gripe quelque chose bah

20:56il continuaient à travailler il fallait

20:57bien pouvit pas faire fermer leur

20:59commerce alors que disait-il les

21:01salariés il demandent des congés de

21:03convalescence à tir la Rigo donc il

21:06voulit pas et il voulait tellement pas

21:08que le les gouvernements d'alors

21:10c'est-à-dire en 47 48 ont obligé de

21:13céder si bien que le système de sécurité

21:17sociale que laaroc aurait voulu général

21:21et qui a établi en fait n'a été qu'un

21:24système de sécurité sociale pour les

21:26salariés il ne comprenait

21:29ni les agriculteurs ni les commerçants

21:32ni les artisans ni les professions

21:37libérales le décret de juin 1946 énumère

21:41des dizaines de régimes spéciaux SNCF m

21:45EDF inscrit maritime fonctionnaires

21:47salariés agricoles les non salariés

21:50échappent eux à la législation générale

21:52la gestion est confiée non pas à une

21:54administration comme dans le système de

21:56Beveridge mais aux intéressés eux-mêmes

21:59des organismes autonomes qui va gérer

22:02ceux auquels on a pris l'argent

22:04c'est-à-dire en fait ceux qui l'ont

22:05donné les entreprises d'un côté

22:07c'est-à-dire en fait les employeurs et

22:09les représentants des salariés

22:10c'est-à-dire les syndicats et donc on

22:12met les syndicats et les employeurs en

22:15responsabilité parce que c'est d'eux que

22:17vient l'argent et c'est à partir de cet

22:19argent qu'on va faire fonctionner le

22:21système de protection sociale le

22:24paritarisme dans la gestion des caisses

22:26partagé entre les représentants du

22:27patronat et et des syndicats devaient

22:29créer un esprit de coopération entre des

22:32classes sociales auparavant en conflit

22:34le 24 avril prochain il va être procédé

22:37par toute la France à des élections

22:39générales en vue de pourvoir à la

22:41désignation des conseils

22:43d'administration des caisses de sécurité

22:45sociale et d'allocation familiale les

22:47élections prochaines consacreront le

22:50caractère propre du plan français de

22:52sécurité sociale qui est de faire de la

22:55sécurité de chacun le fruit de l'effort

22:57conscient de la population entière qui

22:59est d'être une grande œuvre humaine une

23:02œuvre de démocratie sociale une œuvre de

23:05fraternité donc un idéalisme une volonté

23:08de s'inspirer en effet d'un modèle non

23:10marxiste et de créer l'association de la

23:13solidarité et de l'efficacité avec la

23:15vision en effet d'un progrès que l'on

23:17croit à ce moment-là auquel on croit

23:19parce qu'on croit au progrès économique

23:21on se dit on va en profiter pour faire

23:22en sorte qu'on protège la société contre

23:25les risques de la vie je trouve que

23:27c'est beau et je trouve que ça

23:35ign sur

23:38[Musique]

23:44estutiseignéécé de Ré ParisNe

23:48deler des GR et dans condition plus nom

23:53ad voici FAM CRE d'exam plus pr

23:59nombre de maladies on le sait peuvent

24:00être prévenu par un diagnostic précoce

24:03un examen clinique rapide mais complet

24:05le rassurera sur son état de santé et

24:07celui des siens ù le mettra en mesure

24:09d'écarter à temps tout danger ultérieur

24:11parisien ne négligez pas cette facilité

24:13au risque de compromettre votre santé

24:16prévenir c'est guérir plus que jamais

24:18cet adage est d'actualité en 1946 la

24:22protection contre la maladie ne profite

24:24qu'à 53 % des Français le principe de

24:27l'universalité posé mais en pratique on

24:29en est encore loin l'histoire de la

24:31sécurité sociale depuis lors est celle

24:34d'un élargissement progressif à des

24:36catégories qui n'en bénéficiaient pas la

24:38protection était initialement réduite au

24:41salariés à son conjoint et à sa famille

24:43on l'tendra par exemple au concubin on

24:46va pendant très longtemps conserver un

24:48système résiduel où les personnes qui ne

24:51sont pas insérées

24:53professionnellement sont aidés pour

24:55cotiser à la sécurité sociale par un

24:57mécanisme d' sociale c'est les

24:59départements qui vont payer une

25:01cotisation pour les pauvres pour qu'ils

25:03aient une protection sociale et ces

25:05dépenses d'assurance maladie était

25:07essentiellement des dépenses de salaire

25:1070 % presque des dépenses d'assurance

25:12maladie étai des salaires petit à petit

25:15avec les évolutions de la médecine on a

25:17moins dépensé pour compenser les

25:19salaires pour les gens qui étaient

25:21malades et on a plus investi dans le

25:23médicament dans

25:24l'hospitalisation dans la recherche

25:26médicale et autres choses

25:30[Musique]

25:47la branche vieillesse de la sécurité

25:49sociale connaît elle aussi une lente

25:51évolution avec en 1956 l'institution

25:54d'un fond national de solidarité qui

25:57assure le financement du minimum

25:59vieillesse toute personne de plus de 65

26:02ans sera assurée désormais d'un montant

26:04minimal de

26:07[Musique]

26:09ressources je crois d'abord qu'il faut

26:11se rappeler ce qu'a apporté la sécurité

26:13sociale aux personnes âgées en 1970 ça

26:16ne fait pas très très longtemps il y a

26:1835 ans il y avait 28 % des personnes

26:20âgées qui étaient pauvres qui vivaient

26:22en dessous du niveau pour pouvoir

26:25survivre il n en a plus que 3 % et cela

26:28c'est dû au système de retraite qui a

26:30été mis en place et donc il ne faut pas

26:31s'étonner si aujourd'hui les Français

26:35sont si attachés à ce système de

26:37retraite la troème branche de la

26:39sécurité sociale qui concerne les

26:41familles est dès l'origine universelle

26:44avec les caisses d'allocation familial

26:47celles-ci ont été créées d'abord dans le

26:49souci de redresser la démographie du

26:51pays de Gaulle demandait expressément de

26:54beaux bébés pour la France c'est une

26:56politique qui a eu à l'origine une forte

26:59vocation nataliste qui l'a toujours mais

27:01elle a aussi une forte vocation

27:03redistributrice c'est-à-dire qu'il y a

27:05plein de de de prestations qui sont sous

27:07condition de ressources et c'est un

27:09élément de redistribution vers les

27:11familles les plus les plus modestes très

27:13très

27:14importants dans notre pays et puis un

27:16élément important qui est géré par la

27:18branche famille toutes les allocations

27:20de logement cette cité de cauchemar

27:21c'est une rue de Paris ou d'ailleurs

27:24trop de ruisseau de terrain vagu servent

27:26de refuge aux enfants hors les tudi où

27:27il le a été donné de vivre trop

27:29d'enfants doivent encore errer la nuit

27:31pour permettre à leurs frères de dormir

27:32même parmi les rats et les immondices

27:34trop de maladies physiques et mental

27:36trop d'inadaptation sont nées de cette

27:38misère les premières victimes de ces

27:40conséquences les plus nombreuses aussi

27:41ce sont surtout les centaines de

27:43milliers de familles qui cherchent

27:44désespérément mais souvent en vain un

27:46logement décent ce n'est pas à la

27:48sécurité sociale qu'il appartient de

27:49résoudre la crise du logement cependant

27:52à ce domaine aussi elle concent des

27:53efforts importants en 8 années 25

27:55milliards ont été investis en dehors de

27:57la looc

27:58pour aider ses adhérents subventionnant

28:00les offices et les sociétés d'HLM elle

28:03intervient encore pour alléger la tâche

28:04des mères de famille améliorer les foyer

28:06encourager les gens à mieux vivre en

28:08aidant par exemple à l'achat d'appareil

28:10ménag ainsi la sécurité sociale élargit

28:12son champ d'action mais le problème

28:14n'est pas pour autant résolu trop de cas

28:16se présentent plus tragi les uns que les

28:18autres toutefois et c'est ce qui importe

28:20la sécurité sociale a entrepris la lutte

28:22contre ce qui porte la plus grande

28:23atteinte à l'unité et au bonheur de la

28:25famille l'absence d'un foyer digne de ce

28:27nom

28:29les logements B en chantier ont atteint

28:32cette année 330000 unités près de 40000

28:35logements de plus qu'en 1957 les crédits

28:38hospitaliers ont été multipliés par 6

28:41depuis 57 et ceux consacrés à la

28:44recherche médicale par 4 non seulement

28:46nous avons continué la politique

28:48traditionnelle en matière d'allocation

28:50familiale augmenté de 10 % en 59 de 5 %

28:54en 60 6 % en 61 mais nous réalisons pour

28:581962 un effort d'une ampleur qui n'avait

29:01jamais été réalisé en période de

29:03stabilité plus d'un milliard de nouveaux

29:06franc pour l'ensemble des régimes et

29:08touchant toutes les prestations tout

29:10ceci se gérait quiil a droit dans quel

29:14conditions pour quelle période combien

29:15rembourse-t-on tout ça se délibérait

29:18entre les syndicats et les employeurs

29:20avec des recettes qui étaient à

29:21l'équilibre avec ce que l'on devait

29:23donner aux uns et aux autres et nous

29:24avions un système social français

29:26sécurité sociale qui fonctionnait je

29:29dirais dans l'idéal de ce qui avait été

29:30mis en place au Lain de la Libération

29:32tout ceci a basculé malheureusement vers

29:35les années 60 65 quand la pression de la

29:39volonté de couvrir plus et mieux contre

29:42les risques de la vie c'est heurté à la

29:45limite du

29:46[Musique]

29:49financement ces premières difficultés

29:52financières pousseent l'État à réagir et

29:54en 1967 une grande réforme de la

29:57sécurité sociale est décidé la loi

30:00instaure pour une meilleure gestion la

30:03séparation de la sécurité sociale en

30:05trois branches autonomes maladie famille

30:08vieillesse chaque branche sera

30:10responsable de ses ressources et de ses

30:12dépenses le gouvernement et moi-même

30:14nous aurions bien préféré pouvoir ne

30:17rien changer seulement le fait est là

30:20cette année 3 milliards de nouveaux

30:22francs de déficit l'année prochaine si

30:24on nait rien changé 4 milliards et as de

30:28suite le redressement des comptes devra

30:31être favorisé aussi par une diminution

30:33du taux de remboursement des médicaments

30:35de 80 à 75 %. et les ordonnances ont été

30:39préparées en 4 mois publié fin août 67

30:43et les organismes qu'elle crée mis

30:45aussitôt en place autrement dit ça n'a

30:47pas traîné le coup a été bien fait

30:49n'est-ce pas on attendu qu'on soit en

30:51vacances qu'on est qu'on soit tranquille

30:54en longueur de journée qu'on pense pas à

30:56tous ces problèmes et puis d'un seul

30:57coup que pensez-vous monsieur de la

30:59réforme de la Sécurité sociale ben je

31:01pense que d'abord on naurait pas dû y

31:02toucher avec comme c'était c'est

31:05toujours les vieux qui paye je pense que

31:07toucher à la sécurité sociale dans la

31:09mesure on vient de le faire est un

31:11scandale avec l'allongement de

31:13l'espérance de vie les progrès de la

31:14médecine l'amélioration des retraites la

31:16sécurité sociale n'arrive décidément pas

31:19à surmonter ces problèmes financiers

31:21déficit de la Sécurité sociale en

31:241970 1 milliard de francs dans 5 an ce

31:28déficit risque d'atteindre 10 milliards

31:31en 1967 pourtant on a voté des

31:33ordonnances pour résorber en partie ce

31:35déficit alors que s'est-il passé estce

31:37que les ordonnances ont échoué le

31:38problème c'est que l'ensemble des

31:40prestations cro de 12 % par an et que

31:43les ressources augmentent d'environ 6 %

31:45par an il y a donc là une

31:49[Musique]

31:52distorsion les deux points qui gênent

31:55qui contrarient le plus les syndicats

31:57sont réduction du remboursement des

31:59médicaments dit de confort les

32:01médicaments jugés non indispensabl qui

32:04seront désormais remboursés à 40% sont

32:06environ 800 et dans leur majorité il

32:09s'agit des fortifiants des laxatifs et

32:11également la contribution du malade à

32:13son hospitalisation de l'ordre de 15

32:15francs par

32:20jour hier le présidentardestin a déclaré

32:23en conseil des ministres qu'il fallait

32:25assaignir la gestion toujours été des

32:28mangeurs de médicaments la séc au

32:31travailleur vers la fin des années 70 le

32:34chômage croissant vient aggraver la

32:36situation en diminuant le nombre des

32:38actifs il fait baisser les recettes tout

32:40en augmentant les dépenses en 1945 le

32:43chômage n'apparaissait pas comme un

32:44risque majeur il n'avait donc pas été

32:46sérieusement pris en compte par les

32:48fondateurs de la sécurité sociale afin

32:50de combler cette lacune sont donc créé

32:53en 1958 unédique et assédique par un

32:56accord paritaire le problème du

32:58financement de la protection sociale

33:00collective deviendra la question sociale

33:04la plus importante dans les années qui

33:07viennent

33:08or on constate un déséquilibre

33:12entre le nombre de ceux qui versent et

33:15le nombre de ceux qui reçoivent des

33:18prestations alors la grande question qui

33:21va se trouver posé quelle est la part du

33:24salaire que les gens accepteront iser je

33:28mets ça entre guillemets pour se

33:31prémunir contre tous les alliass de

33:33l'existence qu'il s'agisse de la maladie

33:35de l'accident du travail du chômage de

33:38la vieillesse et cetera et cetera en

33:41d'autres termes ça va déboucher sur un

33:43choix fondamental sur un choix de

33:46manière de vivre ce choix de société

33:49c'est la gauche souousmitan qui va le

33:51faire en réaffirmant la solidarité de

33:54tous avec la contribution sociale

33:56généralisée la CS

33:581990 sous le gouvernement l'État se

34:01tourne délibérément vers une

34:03fiscalisation du système ce sont plus

34:05seulement les cotisations salarial et

34:07patronal qui le financer mais l'ensemble

34:09des

34:13revenus on

34:16[Musique]

34:23plus je vois au contraire converger

34:28en osant à peine se regarder tant ils

34:29sont gênés de se trouver côte à côte

34:32tous les conservatismes politiques ou

34:35syndicaux de droite ou en principe de

34:38gauche petit à petit on on s'est dit que

34:41c'était plus obligatoirement au seul

34:42salaire de financer hein mais qu'il

34:44fallait que tous les revenus puissent

34:46financer parce que tout le monde en

34:48avait droit les salaries bien évidemment

34:51les retraités mais aussi les enfants

34:54toute la population y compris les exclus

34:56donc on est passé par une mesure qui

34:58était financée uniquement par les

34:59salariés mais une mesure plus solidaire

35:02parce qu'on a dit c'est toutes les

35:03revenus qui le finance il compris les

35:06revenus du capital donc ceux qu' on des

35:08actions les revenus du patrimoine ceux

35:10qui ont des appartements et qui les

35:11louent de telle façon que toute la

35:13richesse gagné dans notre pays puisse

35:16financer un système plus solidaire la

35:17CFG de rard ça ça a été une originalité

35:20que n'aurait pas fait certainement un

35:22gouvernement de droite malgré les

35:24revenus assurés par la CSG les

35:26difficultés financi de la sécurité

35:28sociale vont durer poussant l'État à

35:31nouveau à réformer le régime là aussi

35:33vous pensez que on peut arriver un

35:35retour à l'équilibre en 2 ans c'est pas

35:37qu'on peut y arriver monsieur duamel

35:40c'est qu'on ne peut pas ne pas y arriver

35:42des plans de redressement de la sécurité

35:45sociale passant par des efforts

35:47supplémentaires de tous ceux qui

35:48cotisent on en a déjà eu beaucoup les

35:51plan il y en a eu effectivement 17 ou 18

35:55en 1996 la réforme

35:58donne une compétence nouvelle au

35:59Parlement qui décidera désormais du

36:02financement de la sécurité sociale pour

36:04la première fois depuis 1945 députés et

36:07sénateurs vont intervenir sur un terrain

36:09qui était jusqu'alors réservé aux seuls

36:11partenaires

36:16sociaux il y a eu une époque de

36:19complicité entre l'État l'administration

36:24les syndicats et le patronat appuyé sur

36:27la croissance et de l'inflation et qui a

36:29permis de mettre en place un système qui

36:31chaque année donnait du plus et

36:33d'ailleurs une des raisons pour laquelle

36:34nous sommes dans un très très grande

36:36difficulté social aujourd'hui en France

36:38c'est parce que les conditions ayant

36:40complètement changé en réalité nous ne

36:42pouvons plus donner du plus et que

36:44malheureusement nous sommes obligés

36:46d'envisager collectivement et c'est pas

36:48du tout à l'initiative du patronat c'est

36:50la société française est obligé

36:52d'envisager soit de gérer beaucoup plus

36:55efficacement soit d'aller vers un peu de

36:58moins et c'est ce moins qui crie

36:59d'ailleurs qui crée la crispation

37:01sociale française fondamentale on n'a

37:03jamais conçu la politique sociale comme

37:05devant apporter du moins le système de

37:08protection sociale tel qu'il été créé

37:10dans notre pays a été créé dans un

37:14système économique de plein

37:16emploi et de promotion sociale continue

37:20c'est le fameux système des 30 glorieuse

37:22d'où le fait qu'il était directement

37:24financé par le travail et qu'on n pas vu

37:27dans notre pays les changements des

37:29années 75 à 2000

37:33où le travail à lui seul ne ne

37:37produisait pas suffisamment de richesse

37:39pour réduire les quelques inégalités qui

37:41existaient dans un système productif en

37:43constante évolution donc on a un système

37:45qui est adapté au plein emploi qui qui

37:48adapté à un système démographique où il

37:51y a plus de gens qui travaillent que des

37:52gens qui sont à la retraite queles que

37:54soient les réformes engagées par l'État

37:56le problème c demeure le nombre des

37:58actifs qui cotisent entre 1997 et 2001

38:02les salariés en France ont augmenté de 2

38:04millions et du coup en 2001 le régime de

38:07la sécurité sociale s'est trouvé

38:09excédentaire pour la première fois

38:10depuis bien longtemps en fait le système

38:12ne peut bien fonctionner que s'il y a

38:14une forte croissance

38:16économique la sécurité sociale est un

38:18acquis auquel les Français sont

38:20profondément attachés et en dépit de la

38:22complexité du système il mesure bien le

38:25formidable progrès qu'il représente dans

38:27la longue durée depuis 1988 un revenu

38:31minimum d'insertion le RMI a remplacé

38:33l'aide sociale et en 2000 la couverture

38:36maladie universelle la CMU a été un

38:39progrès majeur rejoignant une grande

38:41aspiration de 1945 et pourtant quels que

38:44soi les succès la sécurité sociale n'est

38:48jamais parvenue totalement à éradiquer

38:50la misère l'importance que prennent les

38:53réseaux de solidarité associatif dans

38:56notre pays aujourd'hui mon montre que

38:58notre système notre fameux modèle social

39:01n'est pas totalement performant euh et

39:04et tout mon étonnement à chaque fois

39:06quand l'on parle du maintien du modèle

39:09social français un modèle social qui qui

39:12produit ou qui qui constate 10 % de

39:15chômeurs mais aussi des personnes en

39:16exclusion où la solidarité caritative

39:19est obligé d'augmenter tous les ans et

39:22un système qui fonctionne mal donc pour

39:24moi c'est un échec pour une société

39:26moderne et une société quand même un

39:28pays riche c'est un vrai échec dans

39:30notre système de solidarité la France un

39:33des six pays les plus riches du monde

39:37elle peut par le nombre de ceux qui ne

39:41manqu pas du nécessaire

39:44elle peut imposer aux élus au

39:47gouvernement

39:49ou bien de servir en premier les plus

39:53faibles avant tout on répond à la

39:56pauvreté par la prison par l'hôpital

39:58psychiatrique et par l'urgence ces trois

40:00secteurs sont en crise c'est-à-dire que

40:02les prisons sont surpoplé y compris de

40:04population qui sont là parce qu'elles

40:05sont pauvres les hôpitaux psychiatriques

40:08sont surpeuplés de personnes qui sont à

40:11mi-chemin entre des questions

40:12d'inadaptation sociale et et et de

40:15problèmes de santé et la rue

40:17l'hébergement d'urgence est pleine de

40:19personnes qui effectivement dans lequel

40:20centremêle des problèmes qui peuvent

40:22être des problèmes économiques des

40:24problèmes sociaux des problèmes de santé

40:26et éventuellement des problèmes de

40:27délinquence

40:29[Musique]

40:43[Musique]

40:57l'objectif de la Sécurité sociale je été

40:59de prendre en charge l'exclusion de de

41:01de de lutter contre la grande misère

41:03l'objectif de la Sécurité sociale c'est

41:05de donner des droits aux travailleurs

41:07c'est des droits qui sont articulés

41:09autour du travail et donc de personnes

41:12déjà insérées et éviter que ces

41:14personnes perdent leur dignité lors des

41:16aléas de la vie et justement c'est pour

41:19éviter que les travailleurs ne tombent

41:21dans l'assistance ou ne soit réduit au

41:23mécanisme du marché mais la grande

41:25misère elle elle relève de la sociale de

41:28l'aide sociale ce qui est un autre pan

41:30de la politique sociale qui lui relève

41:32directement de l'État donc la sécurité

41:34sociale n'a pas n'avait pas pour

41:37vocation première de combattre

41:39l'exclusion néanmoins elle a for

41:42fortement contribuer à la réduire un

41:45exemple les prestations familiales sont

41:47un élément de redistribution essentiel

41:49prestation familiale plus minimas

41:51sociaux ça permet de doubler le revenu

41:54des ménages du premier descil

41:56c'est-à-dire des 10% des Français qui

41:58gagnent le moins enfin l'assurance

42:00maladie est un mécanisme très très

42:03fortement redistributif puisque chacun

42:06paye selon son revenu et on ne consomme

42:09pas selon son revenu quelqu'un qui gagne

42:1110 fois le SMIC ne consomme pas 10 fois

42:13plus de soins que le smicard donc c'est

42:16bien évidemment un mécanisme de

42:17redistribution des des bien portants

42:19vers les malades mais aussi des riches

42:21vers les pauvres des célibataires vers

42:23les familles nombreuses et des jeunes

42:25vers les vieux

42:27[Musique]

42:42les Américains consacrent aujourd'hui

42:4412,5i % de leur richesse nationale du

42:46PIB chaque année à la sécurité sociale

42:48nous c'est 9 et demi donc moins et aux

42:51États-Unis 45 millions d'Américains

42:53n'ont jamais accès aux soins alors que

42:55je le rappelle chez nous non seulement

42:57tout le monde a accès aux soins mais les

42:58plus pauvres y ont accès gratuitement et

43:01que l'Organisation Mondiale de la Santé

43:03a rappelé à plusieurs reprises que nous

43:05avions le meilleur système de soins ici

43:07en France voilà donc le débat il est il

43:10est majeur parce que c'est un débat

43:12profond sur l'accès à la santé l'accès

43:15aux soins ou bien un système à double

43:17vitesse où les riches s'assurent et les

43:20pauvres pris pour ne pas être malade

43:22pour ne pas devenir vieux ce qui est

43:23quand même un peu difficile ou pour ne

43:26pas avoir d'enfants ce qui est assez

43:27dramatique le système européen diffère

43:29du système en effet américain mais il

43:31diffère encore beaucoup plus

43:32radicalement des systèmes de l'ensemble

43:35des pays émergents ou alors on n même

43:37pas le luxe de penser à la solidarité et

43:39on est entièrement sur l'efficacité et

43:41c'est ça le drame de la mondialisation

43:43c'est que le système social européen

43:46encore une fois avec ses paramètres

43:48variés en réalité est menacé par un

43:52monde qui aspirant au développement

43:54économique ne se soucie pas encore de

43:56solidarité et donc à une efficacité des

43:58coûts à partir du moment où il accède à

44:00la technologie qui sont évidemment

44:02ravageurs pour le système européen et

44:04c'est là où on touche d'ailleurs la

44:05nécessité stratégique d'avoir une

44:07gouvernance européenne parce que si on

44:09veut défendre ou faire la promotion de

44:11notre modèle social bien entendu il faut

44:13s'organiser pour le faire avec une

44:15expression politique je pense

44:17qu'aujourd'hui ce qui fait la

44:18collectivité citoyenne c'est aussi cet

44:21espace de redistribution et de

44:23protection partagé ce qui nous constitue

44:26en tant que nation c'est un espace de

44:29solidarité nos solidarité c'est vrai

44:31qu'elle s'arrête aux frontières et c'est

44:33ça qui constitue la

44:43nation pour les uns il faut maintenir

44:46les droits sociaux quit à augmenter les

44:48impôts c'est une exigence de solidarité

44:50la sécurité sociale doit être à tout

44:52prix préservée dans son intégralité

44:55[Musique]

44:59pour les autres au contraire il faut

45:01réduire ses droits sociaux et baisser

45:03les impôts c'est une exigence de

45:06compétitivité la sécurité sociale doit

45:08être sérieusement

45:10[Musique]

45:15révisée plus que jamais nous sommes

45:18confrontés à ce choix primordial qui

45:20concerne l'équilibre même de notre

45:23société

45:25[Musique]

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