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L'histoire de l'IA - Formation Découverte de l'IA - Histoires, Bases et Concept

CNRS - Formation FIDLE · 6,280 words · 29 min read

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0:01[musique]

0:06Bonjour à toutes et à tous et bienvenue

0:07pour cette nouvelle vidéo dans notre

0:10parcours formation et découverte de de

0:12Lia et dans le chapitre et l'histoire,

0:15les bases et les concepts de

0:16l'intelligence artificielle. Alors, on

0:18va voir là bah justement l'histoire de

0:20l'intelligence artificielle, l'histoire

0:21telle qu'elle s'est construite sur ces

0:2460 dernières années. Et on va voir que

0:27cette histoire a pas été si tranquille

0:28que ça, été une histoire un petit peu

0:29avec des rebondissements et des

0:31renversements d'alliance et voilà, c'est

0:33un peu Game of Thrones. Alors, quand on

0:34parle d'intelligence, intelligence

0:36artificielle, on parle d'intelligence.

0:38On a vu dans nos vidéos précédentes que

0:41l'intelligence c'était quelque chose qui

0:42était étroitement lié à l'apprentissage

0:44et puis aux données, aux informations, à

0:45la connaissance. On peut faire de

0:47l'intelligence autrement, hein, mais on

0:48a vu que par le biais de

0:49l'apprentissage, c'était quelque chose

0:51qui était assez efficace. Et pour

0:52pouvoir faire de l'apprentissage, bah il

0:53faut des données, hein, des données, des

0:55informations, de la connaissance en

0:56règle générale. Alors, on va explorer un

1:00petit peu tout ça et on va revenir sur

1:01notre terme d'intelligence. Qu'est-ce

1:03que c'est que l'intelligence ? Quelle

1:05définition peut-on prendre de

1:07l'intelligence ? Alors, on a deux

1:08grandes définitions, deux grandes

1:09familles de définitions. La première

1:12définition que l'on peut trouver par

1:14exemple dans Wikipédia, alors là c'est

1:15une définition de Wikipédia dans

1:18Wikipédia US. Donc c'est notre capacité

1:20à percevoir des informations, perçoit

1:22des informations, à conserver ces

1:24informations comme des connaissances et

1:27à utiliser ces connaissances pour

1:28adapter notre comportement. Euh alors ça

1:32c'est une définition qui est très

1:33évolutionniste. C'est un peu les c'est

1:35un peu la conclusion de notre histoire,

1:36de notre compte de notre préambule hein

1:38avec notre compte préhistorique

1:41où on a notre chasseur Adame avec la

1:43chaman data qui vont récupérer des

1:46informations de la connaissance. Ils

1:47vont structurer cette information sous

1:49forme de connaissance dans dans leur

1:51caverne et à travers ces

1:53informations-là, d' travers ces

1:55connaissances là qui sont cumulées,

1:57hein, ils vont être le notre chasseur

1:59Adame va être capable comme ça de

2:00s'adapter et et à progresser à à devenir

2:04un grand chasseur. Voilà. Alors voilà,

2:06cette première définition est très est

2:07très évolutionniste et on peut l'adapter

2:09on peut l'adapter à beaucoup de choses

2:10dans le vivant et y compris au végétal.

2:13Donc on peut comme ça parler peut-être

2:15d'intelligence

2:16végétale. C'est les grands débats autour

2:18de ça. Et on a une deuxième définition

2:20de l'intelligence qu'on peut trouver par

2:22exemple ici dans le petit Larousse.

2:24C'est l'ensemble des définitions,

2:26l'ensemble des fonctions mentales ayant

2:28pour obliger la connaissance

2:29conceptuelle et rationnelle. Alors là,

2:31on est on est sur des choses beaucoup

2:32plus complexes, hein. L'ensemble des

2:34fonctions mentales ayant pour objet la

2:36connaissance conceptuelle et

2:37rationnelle. Là, on est sur quelque

2:38chose qui est un petit peu plus

2:39complexe. On fait partie, en gros,

2:41l'intelligence, c'est l'art et la

2:43manière d'itérer sur des symboles de de

2:45très haut niveau euh avec des

2:46abstractions, quoi. Voilà. OK. Bon ben

2:49c'est très bien, mais on voit bien que

2:50ces deux définitions sont quand même

2:52très très différentes l'une de l'autre

2:54et finalement difficilement compatible.

2:56Et ces deux définitions, bah vont

2:57conduire à deux mouvements orthogonaux

2:59euh autour de l'intelligence. Dans le

3:02premier cas, c'est ce qu'on va appeler

3:03l'approche connexionniste. On va

3:05s'efforcer de modéliser le cerveau. On

3:08va considérer que l'intelligence, c'est

3:10le résultat de de de petites briques

3:12élémentaires. Les petites briques

3:13élémentaires sont nos neurones. Notre

3:16nos cerveaux sont constitués de

3:17neurones. Chaque neurone est une petite

3:19cellule élémentaire qui récupère en

3:22entrée un signal, un signal électrique

3:24qui va le transformer et et le et le

3:28propager de de l'autre côté. Voilà. Et

3:30et donc il prend le signal, il le

3:31transforme et puis propage de l'autre

3:32côté. Et donc ben dans cette approche

3:34connexionniste, ce qu'on va s'efforcer

3:36de faire, on va essayer de modéliser ça

3:38de manière artificielle avec ce qu'on

3:40appelle des neurone artificiel. Un

3:42neurone artificiel c'est un petit objet

3:44mathématique qui va récupérer un signal

3:47en entrée, transformer ce signal pour

3:49faire très simple et puis le propager de

3:51l'autre côté. Voilà. Et donc on va comme

3:54ça dans cette approche connexionniste,

3:55on va essayer de modéliser le cerveau à

3:58travers ces petites briques

3:59élémentaires. Dans le deuxième courant

4:01qui est ce que l'on appelle un courant

4:02de le courant symbolique, on va essayer

4:05non pas de modéliser le cerveau mais de

4:07forger une opinion d'une certaine

4:08manière. On va euh on va récupérer des

4:11symboles de haut niveau et puis on va

4:13itérer sur ces symboles de de haut

4:14niveau. Alors par exemple vous avez

4:17l'assertion tout homme est mortel. Donc

4:18on a le concept homme, on a le concept

4:21mortel. Bon d'accord. Une deuxième

4:23assertion, Socrate est un homme. OK,

4:25donc Socrate, d'accord, un homme. OK,

4:27donc on en déduit de manière itérative

4:30comme ça, en itérant sur ces concepts,

4:32enfin sur ces assertions que Socrate est

4:35mortel. Voilà, donc là, on travaille sur

4:36des symboles de haut niveau avec un très

4:39haut niveau d'abstraction.

4:41Voilà. Alors, c'est ça cette ce ce grand

4:44match entre ces deux approches,

4:45l'approche connexionniste et l'approche

4:46symbolique et est raconté dans un un

4:49article extrêmement intéressant de

4:50Dominique Cardon Jean-Philippe Pointé

4:51Antoine Masière qui été publié en 2018

4:53la revanche des neurones. Vous avez le

4:55lien, n'hésitez pas à aller lire cet

4:56article, il est il est absolument

4:57remarquable. Alors cette compétition,

4:59cet affrontement un petit peu entre ces

5:01deux concepts, entre ces deux mouvements

5:02de pensée autour de l'intelligence,

5:04c'est assez intéressant, mais derrière

5:06c'est il y a des concepts très

5:07importants. Dans le premier cas, dans

5:08l'approche connexionniste, on est sur

5:09une approche dite inductive. On va

5:12prendre des observations, des résultats

5:14et on va essayer à partir de ça de

5:16modéliser le comportement du phénomène.

5:18Quand je prenais ma petite poule Ginette

5:21et que je l'envoyais ou le boomerang,

5:24bah je lance mon boomerang

5:26ou ma peluche et j'observe une

5:28trajectoire et en observant cette

5:30trajectoire, j'apprends le comportement

5:33de bah du boomerang d'un côté ou de ma

5:35peluche de l'autre uniquement par

5:36l'observation et le résultat. Et et à

5:39partir de ce comportement que j'ai

5:40observé, je modélise le le je construis

5:43dans mon cerveau un modèle sur la

5:45manière dont ça se comporte. Dans le cas

5:47de l'approche symbolique, on va faire ça

5:49de manière complètement différente. On

5:51va utiliser des on va embaucher des

5:54ingénieurs, des des spécialistes qui

5:57vont écrire un programme à partir de de

5:59et qui vont dans ce programme intégrer

6:00des règles, des instructions.

6:04Alors de de la physique, des

6:05mathématiques.

6:08Ils vont écrire le programme avec des

6:10des équations mathématiques avec tout ce

6:11qu'il faut qui à partir des observations

6:13va pouvoir comme ça fournir un résultat.

6:16Dans le premier cas, dans l'approche

6:17connexionniste, on va partir de fait des

6:18observations et on va en extraire, on va

6:21extraire vraiment de ces données les

6:23règles et les lois, hein. Et puis dans

6:25le cas de notre approche symbolique, bah

6:28c'est notre expert qui va comme ça

6:29fabriquer, écrire le programme et à

6:31partir de ce programme, on va être

6:33capable d'appliquer ça sur un cas

6:34particulier. Dans le cas de notre

6:36programme, si on regarde le programme,

6:37on est capable à travers l'ensemble des

6:39instructions, si ça a été écrit à peu

6:40près correctement, hein, en respectant

6:42avec des commentaires, de la

6:43documentation, on est capable

6:45d'expliquer en regardant le programme,

6:47voilà comment le résultat est généré. Si

6:50on prend le modèle, on n'est pas capable

6:53en regardant le modèle de d'expliquer le

6:54résultat. C'est je suis pas capable

6:56d'expliquer pourquoi quand je lance mon

6:58boomerang comme si il il arrive par là.

7:00Je je sais que ça va se passer comme ça,

7:02mais je n'ai pas capable je n'ai pas la

7:03possibilité de l'expliquer

7:05mathématiquement ou avec un modèle

7:07mathématique. Euh mais je suis capable

7:09d'expliquer pourquoi ça suit cette

7:10trajectoire. L'explicabilité se fait à

7:13partir des observations. Je suis capable

7:15d'expliquer pourquoi j'ai ce résultat,

7:17pourquoi je sais que ça va revenir par

7:18là. Parce que j'ai des données qui m'ont

7:21donné cette information là. Voilà,

7:23l'explicabilité est pas la même et ça

7:24c'est un long débat mais l'explicabilité

7:26est différente mais dans les deux cas,

7:27on va avoir une explicabilité possible.

7:29Voilà. Alors, ces deux approches

7:31connexionnistes et symboliques se sont

7:33affrontées dans le temps. Donc là, cette

7:35fresque c'est c'est c'est cette

7:37chronologie euh où on a en orange le

7:39ratio de publication pro connexionniste

7:41et en bleu euh les publications

7:42scientifiques pro symboliques. On voit

7:44que dans le temps bah on a été d'abord

7:46euh il y a eu un couvement un courant

7:48connexionniste et puis ensuite un

7:49courant symbolique et puis à nouveau un

7:51courant connexionniste. Là, cette

7:53chronologie est extraite donc de

7:54l'article que je vous ai cité tout à

7:56l'heure qui est encore une fois vraiment

7:58à lire, très agréable à lire et dans le

8:01temps, bah voilà, tout ça c'est c'est ça

8:02s'est enchaîné. Et on a commencé donc

8:04dans les années 40. Dans les années 40,

8:06il y avait pas d'informatique, il y

8:07avait pas d'ordinateur, il y avait pas

8:08d'informaticien, on avait des

8:10mathématiciens, on avait des

8:11psychologues, on avait des biologistes.

8:13Et très tôt donc dans cette époque là,

8:16notamment à travers les conférences de

8:17massi, on s'est posé la question donc

8:19des gens de renonce sont posé la

8:20question "Mais qu'est-ce que c'est que

8:21l'intelligence ? Comment peut-on

8:23fabriquer de l'intelligence ?" On

8:24parlait pas d'intelligence artificielle,

8:26le le terme est arrivé après, on parlait

8:27de cybernétique

8:29et donc dès les années 40, on s'est

8:30commé à explorer comme ça un petit peu

8:33l'art et la manière de faire de

8:34l'intelligence. Encore une fois, il y

8:35avait pas d'informatique. Donc là, on

8:37était vraiment sur une modélisation euh

8:39voilà du du cerveau parce qu'on avait

8:41observé dans le cerveau qu'il y avait

8:42des neurones. On avait compris un peu

8:43comment marchaient les neurones et on

8:44s'est dit bon ben voilà, on va faire

8:45pareil. On va essayer de modéliser à

8:47travers cette approche connexionniste

8:49comment fonctionne un cerveau donc de

8:51manière avec des outils mathématiques et

8:53ça a donné un premier résultat en 1958

8:5557 58 avec le perceptron de de Franck

8:58Rosenblat. Donc Fran Ren a fabriqué une

9:01machine, une vraie machine avec un

9:03neurone. Alors il y avait qu'un seul

9:04neurone mais un neurone artificiel et

9:07qui était capable de classer des choses,

9:08qui était capable de faire des supers

9:10trucs, de donner faire des reconnaître

9:12des triangles, des ronds et des carrés

9:13et cetera. Donc là, on avait une

9:15première machine intelligente capable de

9:18faire des choses improbables pour pour

9:20l'époque quoi. Voilà. Et ça marchait et

9:22ça marchait très bien avec des

9:23limitations qui comme il n'y avait queun

9:25seul neurone cette des limitations

9:27fondamentales était que cette machine

9:29était capable de traiter que des

9:30problèmes linéaires. En gros des on

9:32était capable de casser des choses qu'on

9:33pouvait séparer avec un trait. Voilà,

9:35une manière avec une ligne droite, une

9:36une droite. Voilà, donc c'était limité

9:38mais ça faisait le job et c'était red

9:40enfin c'était extraordinaire à l'époque.

9:41C'était un résultat remarquable, un

9:43résultat remarquable qui qui voilà tout

9:46le monde s'est enflammé, on va pouvoir

9:48faire des tas de choses, c'est capable

9:49de faire des tas de trucs, on va voilà,

9:51on va faire des des robots intelligents

9:52et cetera. Enfin, on est dans les années

9:5350 hein, imaginez euh voilà. Bon, sauf

9:57que ça s'est pas bien passé évidemment

9:59parce qu'avec un seul neurone, on allait

10:00pas très loin. Et puis en face, bah

10:02l'informatique est apparue. On est dans

10:04les années 50, on commence à avoir des

10:05vrais ordinateurs, des ordinateurs alors

10:07c'est pas c'est pas nos smartphone

10:08d'aujourd'hui mais ça donnait ça

10:09marchait très bien. Ça permettait

10:11d'obtenir de vrais résultats, de faire

10:12des calculs déjà très conséquents et ça

10:15c'était vraiment très très prometteur.

10:17et et et ces informaticiens c ces

10:21chercheurs en mathématique appliqué ont

10:23récupéré énormément de financement

10:25puisqu'ils avaient des choses qui

10:26marchaient très bien en informatique

10:27classique et se sont lancés comme ça

10:29dans le dans cette approche symbolique à

10:31essayer de faire de l'intelligence avec

10:33du code avec des des programmes

10:35informatiques. Ce sont eux qui ont

10:36inventé le terme d'intelligence

10:37artificielle. Euh alors euh artificial

10:41intelligence euh la traduction est pas

10:43tout attention aux faux amis mais en

10:45tout cas c'est eux qui ont inventé le le

10:46terme euh notamment McCarty hein McCarty

10:49en 1956 qui propose ce terme lors d'une

10:52conférence à Darkmus. Voilà. Donc il

10:55truste tous les financements au MIT dans

10:57les grandes universitaires pas et

10:59cetera. Sur le chemin, ils assassinent

11:01le perceptron parce que effectivement

11:03Minski et Papert font ressortir le fait

11:05que le percepton ne peut résoudre que

11:08des problèmes strictement linéaires.

11:09Donc voilà, le perceptron est enterré,

11:11l'approche connexionniste est atomisée.

11:14Eux ont des supers résultats, ils

11:15publient dans tous les sens, ils

11:16annoncent des trucs miraculeux. On va

11:18faire des avions qui peuvent voler tout

11:19seul, des voitures autonomes, euh on va

11:21traduire le russe en américain. Euh, ils

11:24ont plein de sous et puis bon, ils ont

11:25plein de sous mais euh ils n'ont pas les

11:27résultats qui allaient jusqu'à ce enfin

11:29voilà, ils n'ont pas fait la traduction

11:30automatique qui marche vraiment et puis

11:32des chars autonomes, bah pas vraiment

11:34non plus, puis des avions autonomes, bah

11:35non plus, non plus. Voilà. Et donc là

11:37bah là évidemment quand on promet

11:39beaucoup beaucoup de choses que ça coûte

11:40beaucoup beaucoup de sous euh bah c'est

11:43à un moment donné ça clash et il y a eu

11:44un certain nombre de rapports

11:45parlementaires donc au début des années

11:4770

11:48euh faisons remarquer que ça coûtait un

11:50pognon de dingue pour des résultats qui

11:51étaient pas à la hauteur et et les

11:53tarifs voilà et et ben voilà il y a un

11:55tarissement comme ça de des des des

11:57financements des des laboratoires de

11:59recherche et des équipes au début des

12:01années 70 pour tout ce qui est

12:02intelligence artificielle la vraie

12:04intelligence artificielle dont le terme

12:05a été inventé donc par ces gens de

12:07l'approche symbolique. Voilà. Donc là,

12:09bah là on est dans le ce qu'on appelle

12:10le premier hiver de l'intelligence

12:11artificielle où les déconnexionnistes de

12:13toute façon on disparu du paysage mais

12:16tous les tenants de l'approche

12:17symbolique aussi se retrouvent dans une

12:19situation très très difficile. Et là

12:21tout aurait pu s'arrêter mais bon il y a

12:24quand même des choses qui fonctionnent

12:25très bien. Les systèmes experts qui sont

12:27apparus dans cette approche symbolique

12:28bah fonctionnent bien. Système expert

12:30c'est un ensemble de règles pour tout un

12:32tas de problèmes. Ça fonctionne super

12:34bien. Ça donne des bons résultats. Par

12:36contre, pour classer des images, ça

12:37marche pas. C'est pas la C'est pas fait

12:39pour. C'est pas du tout adapté pour être

12:41capable de classifier des petits des

12:43déchiffres manuscrits, ça peut pas

12:44marcher. C'est pas du tout adapté.

12:45Voilà. Donc ça faisait des choses mais

12:47ça faisait pas tout. Donc bah les

12:49systèmes experts continuent de se

12:50développer dans leur périmètre hein. Et

12:52puis du côté de l'approche

12:53connexionniste, du côté de dans le monde

12:54connexionniste, il y a quand même

12:56quelques équipes de recherche qui

12:57continuent à travailler sur sur cette

12:59approche de de neurones artificiel euh

13:03notamment au Canada, à Montréal. Et et

13:06là, il y a deux avancées super

13:07importantes qui vont intervenir. Donc la

13:09rétroagation en 1986 et puis les réseaux

13:13convolutif avec Yan Lequin en 1989.

13:16Alors Yan Lequin veut également

13:17travailler sur ces cette fameuse

13:19problématique de rétroagation. Euh

13:21voilà. Mais bon, c'est Rumar qui qui qui

13:24publie ça en 1986. Et là, on change la

13:26donne. Alors, qu'est-ce que c'est ?

13:28Qu'est-ce que cette fameuse rétroagation

13:29? Jusque là, on était capable de faire

13:32des réseaux de neurones à un neurone

13:34comme le perceptron de de Franc

13:36Rosenblat en 1958. On a un seul neurone

13:39et on est capable de configurer ce

13:41neurone de manière à ce qui donne un

13:42résultat intelligent, quelqu un résultat

13:45qui fonctionne et mais avec un seul

13:47neurone, on allait pas très loin

13:48puisqueencore une fois on n'était pas

13:49capable de résoudre des problèmes

13:50complexes. Donc ce que propose Rumel

13:52Art, bah c'est un algorithme qui permet

13:54d'entraîner non plus un réseau de un

13:56neurone mais un réseau avec plein de

13:58neurones. Donc là, on va prendre non pas

13:59un seul neurone, mais on va accrocher

14:01tout un tas de neurones les uns aux

14:02autres sous forme de couche. Chaque

14:03couche étant connectée à tous les

14:05neurones de la la couche précédente.

14:07Et comme ça, on arrive à faire des

14:09réseaux avec des milliers des milliers

14:10des millions de neurones. Et donc là, on

14:14est capable de résoudre des problèmes

14:15beaucoup plus complexes que avec un seul

14:18neurone. Par contre, on ne savait pas

14:20entraîner ces réseaux. Voilà, on savait

14:21pas comment configurer ces neurones de

14:23manière à ce que ça fonctionne. Et ce

14:24que propose Rumel Art en 86, bah c'est

14:26un algorithme qui permet comme ça de

14:28mettre à jour euh ces ces ces fameux

14:30réseaux. Alors, on parle de

14:31rétropropagation parce que la mise à

14:32jour du réseau se fait de la fin du

14:34réseau vers l'intérieur du réseau.

14:35Voilà, ça c'est juste un détail. Voilà.

14:37Mais donc à partir de 86, on est capable

14:40comme ça de faire des réseaux neurones

14:41qui sont capables de prendre une entrée,

14:44de faire un traitement très complexe de

14:46type traitement du signal. On propage

14:48l'information à l'intérieur du réseau

14:50avec une sortie et et ces réseaux sont

14:52capables de résoudre des problèmes

14:53infiniment plus complexes avec qu'avec

14:55un seul un seul neurone.

14:58Alors d'ailleurs petite petite

15:00disgression, combien faut-il de neurones

15:02pour être heureux ou tout au moins de

15:03neurones pour être pour être capable de

15:05faire des choses compliquées ? Alors si

15:06on regarde dans dans le vivant, bah ça

15:09va de zéro à plein. Il y a des il y a du

15:11vivant qui fait des du vivant

15:13intelligent hein qui ne possède pas de

15:14neurone. Prenez les blobes par exemple.

15:16Un blobe n'a pas de neurones euh mais

15:19est intelligent et capable de résoudre

15:21des problèmes complexes. Euh après, si

15:23on s'intéresse donc aux choses au vivant

15:25qui a des qui qui ont des neurones,

15:26alors euh prenez un escargot par

15:28exemple, un escargot à 10000 neurones.

15:30Voilà. Et un escargot, il s'en sort très

15:31bien. Il est très heureux avec ces 10000

15:33neurones. Il s'en sort très bien et

15:34depuis très très très longtemps. Et si

15:36vous prenez un éléphant, un éléphant à

15:38l'opposé, donc la bête est très grosse,

15:39là on a 250 milliards de neurones.

15:42Voilà. Donc on a comme ça une voilà plus

15:44la bête est grosse, plus on va avoir de

15:45neurones globalement et des exceptions.

15:47Par exemple, nous on en fait partie. On

15:49n'est pas très gros par rapport à un

15:51éléphant. Et on a 100 milliards de

15:52neurones. Voilà, un humain, c'est 100

15:54milliards de neurones à peu près. Donc

15:56la moitié de ce que possède un éléphant

15:57mais pour un une un animal beaucoup

16:00moins complexe, beaucoup moins grand. Et

16:02puis d'autres exceptions. Prenez par

16:03exemple les corbeaux. Alors corbeau,

16:06corneille, P et cetera. Enfin tous

16:08toutes ces familles d'oiseaux coridés

16:10euh ont euh sont extrêmement

16:12intelligents. Alors on savait qu'ils

16:13étaient très intelligents, mais un

16:15corbeau, ça de milliards de neurones.

16:16Par exemple, un chat c'est 700 millions

16:18de neurones. Voilà. Donc un corbeau est

16:20beaucoup plus intelligent que ce que ce

16:22qu'on pourrait imaginer au départ parce

16:24que l'animal est pas très grand. Voilà.

16:26Mais l'évolution a privilégié la voix de

16:28l'intelligence comme pour nous

16:29d'ailleurs. Voilà, les corbeaux ont

16:32développé des facultés cognitive

16:34extrêmement importante. Alors dans un

16:36volume la tête d'un corbeau est tout

16:38petit mais l'intégration

16:41des neurones chez les oiseaux est

16:42optimisée puisque là on a des

16:44problématiques de volume et de poids.

16:45Voilà, c'est comme s'ils étaient gravés

16:46en 5 nanos alors que nous on est encore

16:48gravé à 50 nanos quoi. Voilà mais voilà

16:49donc les corbeaux sont très intelligents

16:51et les corbeaux sont capables

16:52d'apprendre tout un tas de choses.

16:54Alors, on voit par exemple là sur ce sur

16:56ce jeu de cube un corbeau qui joue.

16:58Alors, il a appris hein sûrement une

17:00récompense à chaque fois qu'il arrive

17:01mais forcé de constater qui arrive super

17:03bien quoi. Voilà. Et

17:06et nous aussi on apprend aussi on est

17:09capable d'apprendre des tas de choses

17:10mais apprenant des fois des fois c'est

17:13un petit peu plus compliqué. Voilà, même

17:15pourtant sur des problèmes qui sont pas

17:16très complexes. La valise est pas bien

17:18plus compliqué que le cube du corbeau.

17:20Mais voilà. Alors des fois même tout

17:21seul, on y arrive pas, même des fois à

17:23deux, c'est ça reste des problèmes qui

17:24sont très compliqués.

17:26Bon, merci aux réseaux sociaux de nous

17:27avoir apporté ce petit divertissement.

17:30Voilà. Alors euh fin de la disgression.

17:32Euh donc là on est on est dans les

17:35années 80 enfin des années 80.

17:39On est capable d'entraîner des réseaux

17:40de neurones complexes, des réseaux de

17:41neurones profonds avec plein plein plein

17:43de neurones. donc de résoudre des

17:44problèmes très complexes.

17:46Ce qu'apporte Yan Lequin en plus, ce

17:48sont les réseaux convolutifs, les

17:50neurones convolutifs qui permettent de

17:51traiter des images. Alors là, c'est

17:53quelque chose de super important puisque

17:56les réseaux de les les systèmes experts

17:58étaient capables de résoudre un certain

17:59nombre de problèmes, mais il était pas

18:01du tout capable de traiter des images.

18:03Et là, des réseaux convolutifs sont

18:05spécialisés, c'est des réseaux neurones

18:06spécialisés pour traiter des images et

18:08avec des résultats qui bluffants. Là, on

18:11a une rupture totale entre avant après.

18:14Pour la première fois, on est capable de

18:16faire de la classification d'image. Pour

18:17la première fois, on est capable de de

18:19classer des chiffres manuscrits, par

18:21exemple. C'est des choses qu'on savait

18:22pas faire et c'est des choses à très

18:23très forte valeur ajoutée. Placer les

18:25codes postaux sur des enveloppes ou ou

18:27les chiffres sur des chèqus, c'est c'est

18:29des choses qui d'un point de vue

18:31économique sont extrêmement importantes.

18:32Voilà. Donc là en 86 89, on a vraiment

18:35une rupture extrêmement importante grâce

18:38à Rumelart et à Yan Leing et aux équipes

18:41qui sont autour. Voilà. Puis en plus à

18:42cette époque là, les systèmes experts à

18:45base de machine Lisp étaient en train de

18:46se ratatiner un petit peu. Enfin le

18:47l'écosystème Lisp était en train de se

18:49ratatiner. Donc non seulement ça

18:50progressait pas,

18:52le le ce que ça fait, ça le fait sur

18:54deux pattes et cetera. Et puis bon

18:55voilà, du côté du du du du monde

18:57connexionniste, on a quelque chose qui

18:58fait la culbut. Et donc là, on aurait pu

19:00avoir une bascule complète. On aurait pu

19:02avoir les raones de neurones qui qui

19:05remportent la palme et qui s'impose au

19:07début des années 90. Mais ça va pas se

19:09passer tout à fait comme prévu. Le monde

19:12connexionniste n'est pas peuplé que de

19:14gens qui travaillent sur les réseaux de

19:15neurones. Et dans le monde

19:16connexionniste, bah on avait d'autres

19:18approches, des approches mathématiques

19:19beaucoup plus rigoureuses sur le plan

19:21mathématique avec par exemple SVM euh

19:24proposé par Vapnick en 95. Alors où là

19:27on est sur des outils euh mathématiques

19:29extrêmement extrêmement propres,

19:30extrêmement rigoureux avec des

19:32théorèmes, avec des démonstrations.

19:34C'est-à-dire que un un un un un un un

19:36modèle SVM converge vers une solution et

19:38on est capable de démontrer qu'il va

19:39converger vers la meilleure solution. On

19:42a euh toute la rigueur mathématique qui

19:44est autour et c'est porté par des par

19:46des par des par des mathématiciens. Et

19:48là, on est quelque chose qui est à la

19:49fois très esthétiquement abouti d'un

19:51point de vue mathématique et qui donne

19:52de très très bons résultats et en plus

19:54qui est relativement économique d'un

19:56point de vue calcul. On est quand même

19:58dans les années 90, on n pas encore des

19:59machines monstrueuses alors que les

20:01réseaux de neurones sont très très

20:02consommateurs. Des technos de type SVM

20:04sont beaucoup plus efficientes. Voilà.

20:06Donc bah là, on a quelque chose qui

20:08coûte moins cher, quelque chose qui

20:09donne de très bons résultats et quelque

20:11chose qui en plus a toute la beauté

20:13mathématique, toute la beauté des

20:14mathématiques, toute la rigueur des

20:15mathématiques. Et ben là, ces outils là

20:17s'imposent complètement, prennent

20:18naturellement leur place et au détriment

20:21des des réseaux neurones. Et là, on a un

20:22deuxième hiver de l'intelligence

20:23artificielle à destination des réseaux

20:26de neurones. Alors là, c'est au sein de

20:27la famille connexionniste, hein, mais

20:29les porteurs des réseaux de neurones là

20:30se trouvent un petit peu stigmatisés, se

20:32trouvent un petit peu mis sur la touche

20:34à cette époque parce que déjà ça

20:35consomme beaucoup de ressources, donc ça

20:36donne pas d'énormes voilà, c'est ça

20:38atteint un petit peu des limites aussi

20:39de ce côté-là, mais en plus il y a pas

20:40la rigueur mathématique. Alors là, ça

20:42c'est ça c'est rédhi dans le dans le

20:44dans le monde de dans le monde de la

20:45recherche mathématique, évidemment.

20:48Voilà. Donc là, ça aurait pu s'arrêter

20:49là, ça aurait ça aurait pu on aurait pu

20:51s'arrêter à nouveau sur une une victoire

20:53des des outils de type SVM, mais il va

20:55se passer quelque chose intéressant,

20:57c'est que là les puissances de calcul

20:59vont continuer à évoluer et les

21:00problématiques vont exploser. Alors là,

21:02on a deux graphiques. Sur le graphique

21:04de gauche, vous avez l'évolution de la

21:05puissance de calcul au fil des années.

21:08On est sur des échelles logarithmiques.

21:09Donc là, c'est toute la loi de mour qui

21:11s'exprime.

21:12Les machines sont de plus en plus

21:13puissantes. On a des machines de plus en

21:15plus puissantes. Et puis sur le

21:16graphique de droite, vous avez la taille

21:18des dataset, la taille des

21:19problématiques

21:21de de machine learning. Alors SVM, c'est

21:23du machine learning et là bah on

21:25s'attaque à des problématiques de plus

21:27en plus importantes, de plus en plus

21:28grosses, de plus en plus complexes. Et

21:29puis il se passe une chose dans les

21:30années 90 2000, c'est que on rentre dans

21:35l'air internet. Internet explose.

21:37Internet se développe euh rentre dans la

21:39société euh se développe dans la société

21:42avec de nouvelles problématiques. On a

21:44les réseaux sociaux, euh on a les

21:46problématiques de Google, enfin des

21:47problématiques portées par Google, les

21:49moteurs de recherche, on a euh les les

21:52problématiques de commerce avec des

21:54acteurs comme Amazon et cetera qui ont

21:55des tombes de données, des

21:56problématiques extrêmement complexes et

21:58les problématiques du monde réel quoi.

22:00Voilà. Et là, on a une nouvelle famille

22:02de problèmes qui apparaissent. euh une

22:04nouvelle famille de problèmes qui

22:05apparaissent et de la puissance de

22:06calcul en face. Alors, ce qui se passe

22:08en 25 ans, c'est que euh on a six ordres

22:10de grandeur. C'est-à-dire qu'on a des

22:12machines qui sont 1 million de fois plus

22:13puissantes et on a des problèmes qui

22:15sont 1 milliard 1 million de fois plus

22:17importants, 1 million de fois plus

22:18complexes, un million de fois plus gros.

22:20On passe progressivement de

22:21problématiques de laboratoire à des

22:22problématiques du monde réel. Les

22:24problématiques d'un Google, d'un d'un

22:26MTA euh euh ou d'un Amazon, c'est plus

22:29les problématiques de laboratoire, c'est

22:30les problématiques du monde réel avec

22:32des taille colossal de problèmes. Et là,

22:34bah voilà, on a à la fois la puissance

22:35de calcul, on a à la fois les problèmes

22:37et euh et ben là, les réseaux de neuron

22:39vont finir par trouver leur place en

22:41étant capable de traiter des problèmes

22:43complexes grâce à la puissance de calcul

22:44qui est enfin disponible. Alors, on a

22:46plein de de d'anecdotes, mais on peut en

22:49retenir une, c'est celle de de d'image

22:51nette en 2012. Donc en 2012, on a une

22:54compétition qui compétition régulière de

22:57classification d'images. Donc là, on a

22:59un très gros dataset avec des milliers

23:01des milliers des milliers d'images, des

23:02dizaines de milliers d'images. Alors,

23:03des petits chats, des petits chiens, des

23:04vélos, des voitures, des avions, des

23:05bateaux, tout ce qu'on veut et cetera,

23:06des centaines de classes d'images. Et le

23:08but du jeu c'est d'essayer de classer

23:09tout ça quoi. Voilà, de réussir à faire

23:11une classification de ces images avec le

23:12plus faible taux d'erreur possible. Et

23:15là en 2012, ben on a les meilleures

23:16équipes qui arrivent les meilleures

23:18équipes et qui issuent des meilleurs

23:20laboratoires de mathématiques de

23:21mathématiques appliquées qui arrivent

23:23avec des outils de type SVM, des choses

23:26très très rigoureuses, très très aboutis

23:28très et et la compétition se situe voilà

23:31dans un mouchoir de poche entre ces

23:32grands acteurs et puis on a deux

23:33doctorants qui arrivent deux doctorants

23:35qui arrivent de Montréal Krisevski et

23:38Skever qui arrivent donc des des

23:39étudiants brillants, doctorants

23:41absolument brillants qui qui doctorants

23:43de de Hton Georgeon euh c'est c'est un

23:46des très très grands noms de

23:48l'intelligence un des pères de

23:49l'intelligence artificielle. Et donc ils

23:50arrivent dans des derniers laboratoire

23:52hein qui de Montréal qui travaillait sur

23:54les réseaux de neurones et ils arrivent

23:55avec un réseau neurone et là ils sèchent

23:56tout le monde. C'est pas compliqué, on

23:58le voit sur le graphique, il divise par

23:59deux le taux d'erreur. Il divise par le

24:01taux il divise par deux le taux

24:02d'erreur. Voilà point barre quoi. Alors

24:05là tout le monde est subjugué parce que

24:08il y a un choc. Les réseaux de neurones,

24:09ils étaient regardés avec bienveillance.

24:11C'est pas très rigoureux, ça marche pas

24:12très bien, ça fait ça avance pas, ça

24:15fait beaucoup d'erreurs et cetera. Et là

24:17bah là, il démontre que finalement ça

24:19marche, non seulement ça marche bien,

24:20mais ça marche beaucoup ça marche mieux

24:22que n'importe quoi d'autre tout

24:23simplement. Et là, les conférences de

24:25presse, quand on reprend un témoignage

24:26de l'époque sont un peu surréalistes,

24:27mais comment vous expliquez que votre

24:29modèle il converge vers un résultat ?

24:32Ben non, on n pas de preuve. On a aucune

24:33théorie qui dit que ça converge vers le

24:35résultat. Mais alors, comment ça se fait

24:36que ça marche ? Non, ça marche quoi.

24:37C'est on sait que ça marche mais mais

24:42voilà, eu un choc culturel total entre

24:44le côté un petit peu empirique de des

24:46réseaux de neurones où effectivement on

24:48n pas la rigueur mathématique des

24:49théorèmes qui nous garantissent que ça

24:51converge vers un résultat, mais une

24:53efficacité absolument diabolique et une

24:55capacité à gérer de la complexité

24:57qu'aucun autre outil mathématique ne

24:58pouvait avoir à l'époque quoi. N'avait à

25:00l'époque. Voilà, vous avez le petit

25:01trait en jaune, c'est c'est la c'est la

25:04capacité humaine dans cette compétition.

25:07Voilà, le petit trait en jaune, on voit

25:08qu'en 2012, il était très très bas

25:10beaucoup plus bas que le

25:13les algorithmes qui étaient proposés fus

25:14AlexNet, donc de de nos deux compères.

25:17Aujourd'hui, les outils de

25:18classification d'imag sur image net sont

25:20très largement en dessous de la de la

25:22compétence humaine en terme de

25:23classification. Voilà. Donc en 2012, on

25:25a un point de bascule où les réseaux

25:27neurones s'avèrent beaucoup plus

25:29compétents, beaucoup plus à même de

25:30traiter la complexité du monde, la

25:32complexité de données réelle que les

25:33outils qu'il y avaient jusqu'à ce matin,

25:36jusqu'à ce moment-là. Et là, bah là,

25:37c'est la grande bascule, ça va aller

25:38très vite. Donc 2012, AlexNET, 60

25:41millions de paramètres et puis après ça

25:43s'enchaîne très très vite. On a les GAN,

25:45les réseaux antagonistes qui qui

25:46apparaissent. Donc, je sais pas si vous

25:48vous rappelez, cette personne n'existe

25:49pas. Pour la première fois, on a des

25:50choses qui sont capables de dessiner des

25:52portraits où on n'est pas capable de

25:53faire la différence entre du vrai et du

25:54pas vrai. Euh, on a Alpha Go qui bat les

25:57meilleurs joueurs de Go. Alors, on dit

25:59"Ouais, mais Alpha Go, il a appris à

26:01partir de de parties humaines, c'est pas

26:03tout à OK." Alpha Z0 qui arrive juste

26:06après à part apprend lui uniquement à

26:08partir des règles d'Hugo. Donc le point

26:09de départ, c'est juste les règles

26:11d'Hugo. Alpha Go apprend à jouer tout

26:13seul au go et Ibal, les meilleurs

26:14joueurs du monde aussi. On a les

26:16Transformers qui apparaissent.

26:18Alors, à partir des Transformers, on est

26:19capable de traiter du texte, on est

26:21capable de traiter des phrases, donc à

26:23toute la traduction et cetera. Donc là,

26:24on a les les Bert et puis surtout les

26:26GPT qui apparaissent, GPT1, GPT2, GPT3

26:29et cetera qui apparaissent. On a les

26:31Alphafold dans le domaine de la biologie

26:33jusqu'à Alphafold. Quand on voulait

26:36trouver la structure d'une protéine, bah

26:37c'était 3 ans de travail. On a une

26:39protéine, on a sa séquence. Réussir à

26:41trouver la structure, la forme de cette

26:43protéine, c'était une thèse, c'était 3

26:45ans de travail. Alpha Fold apprend à

26:47faire ça et il fait ça en 10 secondes

26:48après quoi. Voilà donc une rupture

26:50extrêmement brutale. Ça fait pas ça avec

26:51toutes les protéines. Il reste du

26:52travail pour nos amis biologistes. Euh

26:54mais ça a quand même été une rupture

26:56extrêmement forte. Et puis bon ben voilà

26:58puis après on a tous les GPT qui

27:00apprennent et qui sont capables de

27:01parler les générateurs d'images et

27:02cetera et cetera. Donc une grande

27:04évolution comme ça vers mais ça vers

27:06l'intelligence générale ça dans une

27:08vidéo une prochaine vidéo Bertrand nous

27:11le présentera. Mais quand même une chose

27:13importante, c'est que on a eu deux

27:15grandes phases. On est passé de l'air du

27:16traitement d'imag jusqu'au Transformer

27:19où là on travailler davantage sur des

27:21images à une deuxième phase où à partir

27:22du moment on a été capable de travailler

27:23sur du texte avec les Transformers à

27:25partir de 2017. On part comme ça sur le

27:27tout ce qui est autour du traitement du

27:28langage, traduction, génération de texte

27:30et cetera. Et là on rentre de plein pied

27:32dans le l'univers du génératif de de de

27:35l'intelligence artificielle générative.

27:37Euh il y a du texte à l'entrée et on a

27:39de la vidéo, du texte, de l'image en

27:41sortie et cetera. Voilà. Euh on est

27:44passé euh d'intelligence artificielle de

27:47alors grande taille pour l'époque mais

27:49aujourd'hui qui nous paraissent petites

27:50de quelques dizaines de millions de de

27:52paramètres. On peut faire de

27:52l'intelligence artificielle avec

27:53quelques centaines de neurones et

27:55résoudre des problèmes très complexes

27:56dans nos laboratoires avec quelques

27:58centaines quelques milliers de neurones.

28:00Si on prend l'exnet, c'était 60 millions

28:01de paramètres. Euh si on prend les

28:03grands euh les grands modèles de langage

28:05aujourd'hui, on est sur le sur sur des

28:07milliards euh sur 1000 milliards de

28:10paramètres, quoi. Voilà, on est sur les

28:111000 milliards de paramètres

28:12aujourd'hui. Voilà, donc on a comme ça

28:14des évolutions très importantes avec

28:15plein de questions qui se posent à

28:16l'époque euh où on a quand même un souci

28:19de sobriété sur la démesure que peuvent

28:21atteindre comme ça ces c'est ces modèles

28:23aux 1000 milliards de de de paramètres.

28:25Voilà, donc là, plein de questions qui

28:26se soulèvent autour de ça et

28:30et d'autres problèmes tels que les

28:31problèmes d'appropriation.

28:33Quand on a Netflix est apparu, il a

28:35fallu 3 ans et demi pour avoir 1 million

28:36d'utilisateurs.

28:38Quand Facebook est apparu, bah il a

28:39fallu 10 mois pour avoir 1 million

28:41d'utilisateurs sur Facebook. Quand chat

28:43GPT est apparu, il a fallu 5 jours. 5

28:46jours pour que il y ait 1 million

28:48d'utilisateurs sur Chat GPT. Voilà. Donc

28:51c'est arrivé de manière

28:52extraordinairement brutale, bien plus

28:54rapidement que ce que l'on est capable

28:55d'assimiler, bien plus rapidement que ce

28:57que nos sociétés sont capables

28:58d'encaisser. Et donc là, il y a vraiment

29:00une problématique d'appropriation qui se

29:02pose. Pour la première fois dans notre

29:04histoire humaine, on rencontre quelque

29:06chose qui est capable de causer, avec

29:07lesquel on est capable de de discuter,

29:09d'échanger. Euh et et grosse surprise,

29:12cette chose, c'est pas un animal, c'est

29:14pas une baleine avec laquelle on est

29:15capable de discuter, c'est pas un

29:16éléphant, c'est pas un petit bonhomme

29:17vert, c'est une machine. Et là là, il y

29:19a vraiment une une forme de choc dont on

29:21a peut-être pas une conscience totale,

29:23mais il y a vraiment quelque chose, une

29:24rupture extrêmement importante qui qui

29:26se produit. Pareil, pour la première

29:28fois quelque chose est capable de nous

29:30faire un dessin, de nous générer une

29:31photo et ce quelque chose, c'est pas un

29:33humain, c'est pas un petit bonhomme

29:35vert, c'est une machine. Et et là, bah

29:38on est pas voilà, est-ce qu'on était

29:39tout à fait prêt pour ça ? On s'y

29:40attendait un petit peu, mais c'est

29:41arrivé beaucoup plus vite que que ce que

29:43l'on pensait. Voilà. Et ben euh OK, on a

29:47vu cette cette histoire, on a vu comment

29:49tout ça est arrivé. La prochaine fois,

29:51on ira voir un petit peu comment ça

29:53marche, comment un petit modèle

29:55fonctionne et comment un grand modèle

29:56fonctionne, comment ces apprentissages

29:58se font et on verra ça dans une dans

30:00notre prochaine vidéo. Voilà, n'hésitez

30:01pas à vous abonner à notre chaîne et à

30:03très bientôt. Merci.

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