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NETANYAHU À L’ONU : 77 DÉLÉGATIONS QUITTENT LA SALLE… LE MAROC RESTE !

DZSignal · 1,509 words · 7 min read

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0:00Il y a des images qui valent parfois

0:01plus que tous les discours. Celle-ci est

0:04en fait partie. Une salle qui se vide,

0:06une délégation se lève, puis une

0:08deuxième, puis une troisième. Les

0:10fauteuils se remplissent de vides et

0:12pendant quelques secondes, personne ne

0:14sait vraiment ce qui va se passer. Puis

0:16Benjamin Netaniau arrive à la tribune et

0:18derrière lui, il ne reste presque plus

0:21personne. Ce n'est pas une panne, ce

0:23n'est pas une évacuation, c'est un geste

0:26diplomatique, c'est une protestation la

0:28plus silencieuse, la plus puissante, la

0:31plus implacable. Le premier ministre

0:33israélien s'apprête à prononcer son

0:35discours devant une salle profondément

0:37clairsemée et sa première réaction va

0:39être à l'image de la confrontation qu'il

0:41a précédé. Il lance. S'il reste encore

0:43dans cette salle des lâches qui n'ont

0:45pas quitté les lieux, qu'il le fassent

0:46maintenant. Pour Netaniaou, ceux qui

0:48sont partis sont donc les lâches. Mais

0:50pour beaucoup de ceux qui regardent

0:51cette scène, ce sont peut-être justement

0:54ceux qui sont restés, qui le sont. Et

0:56soudain, une question s'impose : Qui

0:58sont réellement les lâches ? Ceux qui se

1:00lèvent et quittent la salle ou ceux qui

1:03restent assis pendant que Netaniau parle

1:05? Et c'est précisément là que cette

1:07scène devient beaucoup plus intéressante

1:09qu'un simple boycott. Parce que derrière

1:11ces fauteuils vides se cachent une

1:13fracture beaucoup plus profonde. Qui est

1:15parti ? Qui est resté ? Et surtout

1:18pourquoi ? [musique]

1:23Alors commençons par ceux qui sont

1:24partis. Le chiffre est impressionnant.

1:28délégations. Sur les délégations

1:31absentes où ayant quitté la salle

1:33étaient arabes et parmi elle l'Algérie.

1:36Une position qui n'a au fond rien de

1:38surprenant car lorsqu'il s'agit de la

1:40Palestine, Alger a fait du soutien à la

1:43cause palestinienne, l'une des

1:44constantes de sa diplomatie, quitter la

1:46salle face à Netaniau. Pour l'Algérie,

1:49ce geste est presque devenu une marque

1:51de fabrique. Mais cette fois, quelque

1:53chose est différent parce qu'Alger n'est

1:55pas seul. la Syrie, la Jordanie, le

1:58Liban, la Tunisie, la Libye, le Qatar,

2:02l'Arabie Saoudite, l'Égypte et d'autres

2:05encore 18 pays arabes au total. Mais

2:08alors, une question se pose si une

2:10grande partie du monde arabe quitte la

2:12salle, pourquoi certains pays arabes

2:13choisissent-ils eux de rester ? Rester

2:16pour écouter Netaniaah jusqu'au bout

2:18pour entendre son discours, mais aussi

2:21selon l'interprétation que l'on peut

2:22faire de cette présence le cautionner et

2:24surtout le légitimer. Et Nethaniaou ne

2:27va évidemment pas laisser passer

2:28l'occasion. À peine commence-t-il son

2:30discours qu'il lance. S'il reste encore

2:32dans cette salle des lâches qui n'ont

2:33pas quitté les lieux, qu'il le fassent

2:35maintenant. Des lâches. Le mot vise ceux

2:38qui viennent de partir, mais il vise

2:40aussi indirectement ceux qui sont

2:41restés. Car pendant qu'une grande partie

2:44des délégations tourne le dos à

2:45Netaniaahou, certains continuent de

2:47l'écouter et lui transforment cette

2:49salle clairsemée en véritable scène

2:50politique. Regardez son attitude. Le

2:53sourire, la main levée, le geste

2:56d'adieu. Netaniau ne semble plus

2:58chercher à convaincre l'assemblée

2:59générale. Il parle à sa base, à Israël

3:02et surtout à Donald Trump. Netaniaahu

3:05défend Israël contre les accusations de

3:07colonialisme et attaque directement les

3:09puissances occidentales. Ils accusent

3:11Israël, le minuscule Israël, de

3:13colonialisme. Quel colonialisme ! Parmi

3:15eux, il y a des gens en Grande-Bretagne

3:16et en France, bon sens, ce sont eux qui

3:18ont inventé le terme. Puis il changent

3:20de cible, la Turquie. Erdogan qu'il

3:23présente comme un tyran. Le Qatar accusé

3:26de laver le cerveau des jeunes. Et même

3:29le maire de New York, Zoran Mambdani,

3:30qui avait demandé son arrestation et

3:32l'avait qualifié de criminel de guerre.

3:34Puis Netaniaou revient à Gaza et là le

3:36message est sans ambiguïté. Israël doit

3:39terminer le travail. Il défend ses

3:41soldats qu'il présente comme héroïque.

3:43Le message est clair. Israël ne reculera

3:46pas. Et les réactions de la presse vont

3:48justement souligner ce contraste

3:50saisissant entre les paroles de Netaniau

3:52et les images de la salle qui se vid.

3:54D'un côté, Netaniaahu revendique la

3:57fermeté et la résistance. De l'autre,

3:59des dizaines de délégations quittent la

4:01salle. Mais malgré cette scène,

4:03Netaniaou continue comme si ces départs

4:06ne constituaient pas un isolement. Mais

4:07la preuve qu'Israël refuse de céder, eux

4:10partent, lui reste. Et derrière lui,

4:12certains sont restés aussi entre deux

4:14pays arabes, le Maroc et les Émirats.

4:18Pourquoi ces deux-là ? La réponse tient

4:20en quelques mots. Les accords d'Abraham.

4:23Les Émirats arabes unis ont signé leur

4:25accord avec Israël en septembre 2020

4:27avant son entrée en vigueur en 2021. Le

4:30Maroc, lui, a rétabli ses relations avec

4:32Israël en décembre 2020 dans le cadre du

4:35même processus de normalisation, deux

4:37pays arabes, deux normalisations. Et le

4:4124 septembre 2026, deux choix de rester

4:44assis. Pour les Émirats, la logique est

4:47relativement simple. Depuis la

4:49normalisation, Abu Dhabi a maintenu ses

4:51relations diplomatiques et développé sa

4:52coopération avec Israël. Rester dans la

4:55salle, c'est donc préserver cette

4:56relation. Mais pour le Maroc, l'histoire

4:57est beaucoup plus intéressante car le

4:59Maroc ne s'est pas contenté de rester

5:01assis. Lorsque Nasser Burita prend la

5:03parole à son tour, Raba ne se contente

5:05pas de défendre sa présence dans la

5:06salle. Il va beaucoup plus loin. Dans

5:08son discours, Burrita place la lutte

5:10contre les groupes armés et l'extrémisme

5:12au cœur de son intervention. Et surtout,

5:14il annonce que le Maroc participera à la

5:16force internationale de stabilisation de

5:18Gaza avec notamment la formation de

5:20policiers palestiniens, le déploiement

5:23d'officiers marocains et un programme de

5:24lutte contre l'extrémisme.

5:26Maroc a décidé de participer à la force

5:28internationale destinée à contribuer à

5:30la stabilisation de Gaza et à

5:32l'amélioration du climat de paix de

5:33sécurité dans la région

5:36et la mise en œuvre de programme de

5:37lutte contre l'extrémisme.

5:39Autrement dit, pendant que Netaniau

5:41présente la guerre d'Israël comme une

5:42lutte contre ses ennemis, Burrita

5:44reprend lui aussi le vocabulaire de la

5:45lutte contre l'extrémisme.

5:47C'est précisément ce qui a provoqué une

5:49vive réaction sur les réseaux sociaux et

5:50dans certains médias. Le courrier

5:52d'Algérie est même allé jusqu'à titrer

5:55Burita, clone de Netaniaahu, en lui

5:57reprochant notamment d'avoir assimilé la

5:59résistance palestinienne à l'extrémisme.

6:01Et c'est justement cette contradiction

6:02qui rend son discours intéressant. Raba

6:05affirme soutenir la cause palestinienne,

6:07mais dans le même temps, il reprend une

6:09partie du vocabulaire sécuritaire

6:11utilisé par Israël et accepte de

6:13participer à la stabilisation de Gaza.

6:15Alors, simple équilibre diplomatique ou

6:17conséquence directe de la nouvelle

6:19relation entre Rabat et Telivau fond, le

6:22Maroc n'a pas seulement choisi de rester

6:23dans la salle, il a choisi de prendre la

6:25parole. Et à travers cette parole, il a

6:28envoyé un message très clair. La

6:30normalisation avec Israël n'est pas une

6:32parenthèse. Elle est devenue un choix

6:34stratégique. Et pour comprendre pourquoi

6:37Rabat est prêt à assumer un tel coût

6:39politique, il faut revenir à ce que le

6:41Maroc a obtenu en échange de cette

6:42normalisation. Mais comme nous l'avons

6:44déjà détaillé dans une précédente vidéo

6:46qui vient de s'afficher à l'écran, je ne

6:48vais pas revenir ici sur toute cette

6:49séquence. Retenez simplement

6:51l'essentiel, la reconnaissance

6:53américaine de la souveraineté marocaine

6:55sur le Sahara occidental, un acquis

6:57stratégique majeur pour Rabat. Et c'est

6:59précisément ce qui permet de comprendre

7:01pourquoi aujourd'hui encore le Maroc

7:03assume de rester au côté d'Israël, même

7:06lorsque le prix politique devient

7:07beaucoup plus lourd. Mais la fracture ne

7:10se limite pas au monde arabe. Des pays

7:13européens, pourtant liés à Israël par

7:15des relations diplomatiques et

7:16économiques, ont eux aussi choisi de

7:18quitter la salle. l'Espagne, l'Irlande,

7:21la Slovénie, la Macédoine du Nord, la

7:23Bosnie Herzegovine Saint-Marin. Six

7:25délégations et parmi elles, celle de

7:28l'Espagne de Pedro Sanchez dont le

7:29gouvernement avait publiquement qualifié

7:31la situation à Gaza de génocide. Alors,

7:33le contraste devient difficile à

7:35ignorer. L'Égypte et la Jordanie qui ont

7:38des traités de paix avec Israël depuis

7:40des décennies sont partis. Le Maroc et

7:42les Émirats qui ont normalisé leurs

7:44relations plus récemment sont restées et

7:46en Europe, certains partenaires d'Israël

7:47ont eux aussi choisi de partir.

7:49Autrement dit, ce n'est pas simplement

7:51une question de savoir qui entretient

7:52des relations avec Israël. C'est aussi

7:54une question de nature, de la relation,

7:56de calcul diplomatique et de pression

7:59politique intérieure. Et c'est

8:00précisément ce que cette scène révèle.

8:03Une salle qui se vide, un Etanou qui

8:05continue son discours et quelques

8:07délégations qui choisissent de rester.

8:09Parmi elles le Maroc. les Émirats arabes

8:12unis, deux pays qui avaient déjà choisi

8:14la normalisation avec Israël et qui ce

8:17jour-là ont choisi de ne pas prendre

8:19part au mouvement de retrait. À

8:21Washington, le signal est clair, la

8:23relation tient. À Israël, la

8:25normalisation n'est pas remise en cause

8:27par cette crise et au monde arabe, Raba

8:30et Abu Dhabi assumant leur choix

8:32diplomatique. Car dans une salle où 77

8:35délégations ont quitté les lieux, rester

8:37assis n'est évidemment pas un geste

8:38neutre. C'est un choix.

8:40Et ce 24 septembre,

8:43le monde entier pouvait le voir. des

8:45signal décrypter comprendre ne pas subir

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