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Intro
0:00Qu'est-ce qui explique qu'on puisse
0:01vouloir arrêter de penser à quelqu'un
0:02mais qu'on n'y arrive pas ? Ça m'est
0:04arrivé avec plusieurs hommes que j'ai
0:06rencontré. J'avais beau essayé de penser
0:08à autre chose et de passer à autre
0:10chose, ça marchait pas. Jusqu'au jour où
0:13j'ai compris ce qui se jouait vraiment
0:14et que j'ai cassé un schéma répétitif de
0:167 ans. Je m'appelle Isis et sur cette
0:18chaîne, je te partage ce que j'ai appris
0:20qui m'a permis de sortir des ascenseurs
0:22émotionnels et de l'obsession mentale
0:23dans les rencontres amoureuses. Et je
0:25t'aide à faire pareil. Dans cette vidéo,
0:26je vais t'expliquer la raison
0:29neurochimique qui explique les pensées
0:31obsessionnelles et la raison qui
0:34explique pourquoi on n'arrive pas à
0:35faire autrement que penser à cette
0:37personne, même quand on veut pas penser
0:40à cette personne. Donc voici comment ça
0:42se présentait pour moi. À chaque fois,
0:44c'est arrivé avec des hommes avec qui il
0:46y avait une forme de flou et
0:47d'incohérence dans le début de relation.
0:49C'est-à-dire qu'on s'était rencontré, il
0:51y avait eu quelque chose entre nous de
0:52l'ordre de peut-être on pourrait être
0:54ensemble. On avait commencé à discuter.
0:58Pour moi, c'était un début de
1:00construction de relation mais en face la
1:03personne se comportait de façon
1:04incohérente. C'est-à-dire un coup elle
1:07allait dans ce sens-là et un coup ce
1:09qu'elle faisait n'allait pas dans ce
1:10sens-là. Typiquement dire "J'ai envie de
1:12te revoir et d'apprendre à te
1:13connaître." Puis finalement ne rien
1:14mettre en place pour que ce soit le cas.
1:16euh un coup être non chalant, avoir
1:20l'air d'en avoir rien à ce qui
1:22donnerait l'impression que la personne
1:23se désintéresse et veut plus rien. Puis
1:25finalement euh d'un coup euh être
1:29poétique dans ses messages, un peu
1:30romantique, dire "J'ai envie de te voir,
1:32j'ai hâte de te voir" et cetera. Et
1:34donc, c'est toujours avec ces
1:35personnes-là que j'ai eu des pensées
1:37obsessionnelles. C'est-à-dire que avec
1:40le temps, je me mettais à penser de plus
1:42en plus à ces personnes au point où
1:44j'arrivais plus à m'arrêter d'y penser
1:46dans le sens où ça occupait une énorme
1:48place dans mon quotidien, dans mon
1:50espace mental. C'est-à-dire que
1:52j'arrivais à travailler mais un peu tout
1:54le reste du temps, j'avais toujours un
1:56petit peu mon cerveau qui allait penser
1:57à cette personne alors que j'avais envie
2:00de me concentrer sur mon travail.
2:01J'avais pas envie d'être en train de
2:02passer ma journée à à penser à cette
2:04personne. Surtout quand avec le temps,
2:07j'ai pris conscience que la personne
2:09avait vraiment des comportements qui
2:10étaient un peu abusés. Euh voilà, c'est
2:13pas très respectueux si on est en train
2:15de construire une relation, de se
2:16comporter comme ça. Euh je voyais bien
2:18que c'était quelqu'un qu'il fallait que
2:20je laisse tomber, quelqu'un qui fallait
2:21que j'oublie. je commençais à comprendre
2:23que la personne était pas vraiment
2:24intéressée pour une histoire avec moi,
2:26même si ça avait peut-être mis un peu de
2:27temps à cause de cette intermittence
2:30entre un coup je te dis que je veux et
2:32un coup euh j'agis pas dans ce sens-là.
2:35Donc le fait que la personne continue
2:36d'aller dans le sens de je veux, ça mait
2:39l'espoir. Et euh le fait que l'autre
2:41moitié du temps, elle se comporte
2:42bizarrement avec incohérence, avec
2:44inconstance, avec flou, ça faisait que
2:46euh je comprenais que ça allait sûrement
2:49arriver nulle part. Et au bout d'un
2:50moment, honnêtement, j'étais saoulée par
2:53cette personne. J'avais qu'une envie,
2:54c'était me sortir de là, arrêter de
2:56penser à cette personne. J'estimer que
2:59cette personne ne méritait pas mon
3:01attention dans le sens où pas parce que
3:03cette personne n'était pas une bonne
3:04personne, mais dans le sens où euh elle
3:06se comportait pas d'une manière qui
3:09montrait qu'elle avait vraiment envie
3:10d'être avec moi. Et moi, je lui
3:12accordais beaucoup trop d'espace mental,
3:15beaucoup trop d'attention, d'énergie
3:17alors qu'il se passait pas grand-chose
3:18entre nous. Donc premièrement, j'étais
3:21saoulée de ressentir les pensées que ça,
3:24je veux dire, même si c'était un autre
3:26sujet, si c'était autre chose, le fait
3:28d'avoir une grosse partie de sa journée,
3:30de son énergie euh qui a cette fuite
3:32d'énergie, cette fuite mentale vers un
3:35autre sujet et de pas être juste
3:37concentré sur soi, apaisé, en train de
3:39bosser sur ces trucs, rien que ça, moi
3:41ça me saoulait et j'avais envie de me
3:44sortir de cette situation. J'avais envie
3:46que ça change mais j'avais beau essayer
3:48des choses, j'y arrivais pas. Je vais
3:50revenir là-dessus. Et euh deuxièmement,
3:52j'étais par-dessus ça, j'étais saoulée
3:56de pas réussir à arrêter de penser à
3:59quelqu'un
4:00qui ne méritait pas mon attention,
4:04que à qui je ne voulais pas être en
4:06train de penser. C'est-à-dire que je ne
4:08voulais pas continuer de penser à cette
4:10personne. J'avais décidé intérieurement,
4:11c'est bon, j'en ai ma claque. Cette
4:13personne, elle veut pas être avec moi,
4:14elle veut pas être avec moi, il y a pas
4:15de souci, je passe à autre chose. et
4:17j'arrivais pas à passer à autre chose à
4:18cause de ces pensées obsessionnelles qui
4:20étaient c'était plus fort que moi. Et
4:22j'ai essayé plusieurs trucs. J'ai essayé
4:24vraiment de me concentrer sur autre
4:26chose. J'ai essayé de vraiment me
4:27focaliser sur mon travail, de faire
4:30d'autres choses, de m'occuper,
4:32de faire de voir des gens. J'ai essayé
4:35des respirations, j'ai essayé des
4:36méditations parce que c'était ce qui ce
4:38qui était conseillé. Mais ça marchait
4:40pas. Les pensées, elles venaient et
4:42j'arrivais pas à contrôler le fait
4:44qu'elle elle venait dans ma tête comme
4:46ça. Je put j'ai encore pensé à lui.
4:48C'est chiant quoi. J'arrête de venir
4:50dans ma tête, ça me saoule. Laisse-moi
4:52être tranquille. Laisse-moi être en
4:53train de bosser. Laisse-moi être en
4:55train de vivre ma vie. Je voilà, ça
4:57marchait pas. et ça marchait pas parce
4:59que c'est un mécanisme neurochimique qui
5:02se passe en nous dans ces cas-là et qui
5:04peut pas être outrepassé par la volonté
5:07ou juste par le fait de penser à autre
5:09chose ou même la méditation. Voilà, je
5:11vais expliquer dans cette vidéo
5:13pourquoi, quel est ce mécanisme
5:15neurochimique, qu'est-ce qui se passe et
5:17pourquoi c'est ça marche pas en fait ces
5:18méthodes là ? Pourquoi on est coincé
5:22avec ses pensées alors qu'on veut pas y
La raison neurochimique
5:24penser ? Donc voilà ce qui se passe
5:26quand on est dans une relation floue
5:30où il y a un peu de l'incertitude et il
5:31y a cette intermittence entre de
5:34l'espoir parce que la personne montre
5:36des signes que quand même elle est
5:37intéressée et de l'incertitude parce
5:39qu'elle montre des signes que peut-être
5:41elle est plus intéressée ou en tout cas
5:44ouais elle a des comportements un peu
5:46incohérents par rapport à son intérêt de
5:48départ. Ça crée une réaction dans le
5:51cerveau parce que le cerveau et
5:53notamment le système nerveux interprète
5:54ça comme une menace. Il se sent en
5:57insécurité face à cette incertitude.
5:59L'incertitude qui vient de
6:02un coup c'est comme ça, un coup c'est
6:04comme ça. C'est un peu ce qu'on dit
6:05chouffler euh chouffler
6:07souffler le chaud et le froid.
6:09J'arrivais plus à trouver le mot.
6:11Chouffler le chaud et le froid, c'est
6:13dur à dire. Donc c'est un peu comme
6:16cette expression souffler le chaud et le
6:18froid. Voilà. On sait jamais à quoi on
6:20va s'attendre. C'est un peu
6:21imprévisible. notamment quelques
6:23exemples. Si euh j'envoie un message au
6:26début la personne me pendant une
6:27semaine, elle me répondait euh du tac au
6:29tac ou tous les jours ou en moins d'une
6:31heure. Puis la semaine d'après, d'un
6:33coup, j'ai plus de nouvelles pendant
6:3424h, 48h, euh 2h, puis parfois, elle
6:38répond tout de suite. Et c'est ce
6:40changement qui crée de l'incertitude.
6:43Les les changements, ça peut être autre
6:44chose. Ça peut être la façon dont la
6:46personne nous parle, ça peut être le
6:48fait qu'elle était super disponible au
6:50début pour se voir et que d'un coup elle
6:52l'est plus ou que avant on parlait de
6:55certaines choses et maintenant on parle
6:56plus. En fait, c'est ce changement et le
6:58fait que un coup c'est comme si, un coup
7:00c'est comme ça, ça crée l'incertitude.
7:02Donc le système nerveux, il réagit en se
7:05mettant en alerte. En alerte, ça veut
7:08dire qu'il envoie du cortisol dans le
7:11corps, ce qui va créer du stress. Donc
7:13la première chose que ça crée en nous
7:15cette situation, c'est du stress. C'est
7:17une situation d'inconfort, de stress et
7:20d'insécurité.
7:22Et face à ça, le corps n'aime pas rester
7:24en état de stress et il est pas fait
7:26pour un stress prolongé. Bah c'est comme
7:28ça qu'on finit en burnout, dans des
7:29trucs comme ça. On n'est pas fait pour
7:31rester en stress prolongé. Donc le
7:33mécanisme automatique du corps face à
7:35ça, c'est de chercher à résoudre le
7:38problème,
7:40la situation d'insécurité pour revenir à
7:43la sécurité et donc au soulagement, à
7:46l'apaisement. Et pour ça ce qu'il fait
7:48que il balance de la dopamine parce que
7:50la dopamine c'est l'hormone de
7:52l'anticipation de la récompense. Donc le
7:55cerveau, il se dit "OK, les gars, on est
7:57en alerte euh faut trouver une solution.
8:01Qu'est-ce qu'on peut faire ?
8:02Et là, il se dit si je fais telle
8:05action, je pourrais obtenir du
8:07soulagement. Et en gros là déjà le il y
8:10a un microapaisement qui se fait dans le
8:12fait qu'on a une chance de résoudre le
8:14problème. Donc cette action ça peut être
8:16checker son téléphone pour voir si
8:18l'autre a répondu, regarder s'il est
8:20connecté, s'il est en ligne parce que
8:22s'il est en ligne, ça veut peut-être
8:23dire qu'il va bientôt nous répondre.
8:25C'est analyser, réanalyser les anciens
8:27messages, analyser les mots, les mots de
8:29l'autre, les mots de nous, euh voir si
8:31on a peut-être dit quelque chose qui l'a
8:33rebuté. C'est écrire des nouveaux
8:35messages pour euh se euh réexpliquer ce
8:39qu'on a voulu dire, pour euh voilà, pour
8:40essayer de réparer en se disant
8:42peut-être qu'il a mal compris, donc je
8:43vais lui redire. Voilà, il en envoyé 1 2
8:463 5 et cetera. Et puis c'est penser à
8:50cette personne, c'est ruminer, penser à
8:52cette personne, c'est essayer de
8:54comprendre et c'est prévoir tout ça.
8:56Toutes ces actions euh font partie de ce
8:59qui aide à résoudre le problème. Donc le
9:02cerveau, il balance de la dopamine, on
9:04ressent un microapaisement de se dire
9:06"J'ai une chance de résoudre le
9:07problème" et ensuite ça nous motive, ça
9:09nous pousse à nous mettre en action pour
9:11résoudre le problème et faire toutes les
9:12choses que je viens de citer. Ensuite,
9:14par exemple, l'autre va peut-être finir
9:16par nous répondre.
9:18quand il va nous répondre, on va avoir
9:19un soulagement parce que euh face au
9:22stress que ça avait généré cette
9:24insécurité de pas savoir ce qui va se
9:25passer, est-ce que la personne va
9:27répondre, comment est-ce qu'elle va
9:28répondre, est-ce que et si jamais elle
9:31me répond plus jamais et que la relation
9:32s'arrête ? Et si jamais j'ai dit quelque
9:34chose et que c'est à cause de ça que la
9:35personne elle part et si la personne
9:37elle revient mais elle me dit que ce que
9:38j'ai dit euh c'est pas du tout OK. Donc
9:41il y a toute cette insécurité où voilà,
9:43on va se poser des questions, on va
9:44réfléchir et se demander si ce qui s'est
9:47passé va amener à une fin de relation.
9:50Tout ça est apaisé par ce moment où on
9:53reçoit une réponse de l'autre et
9:55notamment une réponse euh positive. Et
9:58là soulagement. Donc là il y a d'autres
10:00hormones qui sont libérées, notamment de
10:02la sérotonine qui est l'hormone du
10:04bien-être. Si euh on se sent en lien
10:07avec l'autre, il y a potentiellement de
10:08l'oytocine qui est l'hormone du lien. Et
10:10ce soulagement-là, il est encore plus
10:12fort que les microslagements de
10:14l'anticipation. Et ce soulagement, c'est
10:17ce qu'on appelle la récompense dans ce
10:20circuit neurochimique qui est en train
10:22de se jouer en nous, qui est le circuit
10:24de la récompense. Ça s'appelle comme ça.
10:25Et donc quand le cerveau a reçoit cette
10:28récompense
10:30et ce soulagement après l'insécurité et
10:32donc il revient à ce moment-là dans la
10:34sécurité, dans l'apaisement, dans le
10:35bien-être, il enregistre le circuit. Il
10:38se dit "OK, quand j'ai fait ça, ça a
10:42marché pour obtenir le soulagement." Et
10:44donc ce qui va se passer, c'est que la
10:45prochaine fois que ça arrive, la
10:47prochaine fois qu'on se trouve à nouveau
10:48en insécurité dans cette zone
10:50d'incertitude, de doute, où on sait pas
10:53trop ce qui va se passer, on sait pas
10:55trop quand est-ce que l'autre va
10:57répondre et cetera parce que à nouveau
10:59l'autre est imprévisible parce qu'il a
11:01des comportements inconstants,
11:02incohérents, qui a du flou, on sait pas
11:04trop où on en est. Le cerveau bah du
11:07coup, il va reproduire le circuit qui a
11:09fonctionné. et rebalance de la dopamine
11:12par anticipation, par espoir du
11:14soulagement qui va arriver derrière. Et
11:17en fait, ce qu'il est en train de faire
11:18à ce moment-là, le fait d'envoyer la
11:20dopamine, c'est une tentative de
11:21régulation émotionnelle. C'est une
11:24tentative face au stress de reprendre le
11:27contrôle et de se réguler parce qu'on
11:29veut pas rester en stress. Mais le truc
11:31c'est que comme l'autre il est
11:32imprévisible, on contrôle pas quand
11:34est-ce qu'on va être soulagé, quand
11:36est-ce qu'on va recevoir la vraie
11:37récompense qui est la réponse de
11:39l'autre. Euh voilà son bon, je vais dire
11:42la réponse de l'autre pour simplifier.
11:44On a compris, c'est si l'autre voilà, il
11:46revient vers nous d'une façon positive
11:48et que ça nous soulage. Comme on
11:49contrôle pas cette partie-là qui est
11:51l'autre et qui en plus est imprévisible,
11:53c'est pas comme si euh on avait la
11:55garantie qui va nous répondre tous les
11:58jours et qui voulait absolument être
11:59avec nous parce que comme il nous l'a
12:00pas dit, bah on n pas cette garantie.
12:02Donc face à cette imprévisibilité du
12:04monde extérieur, on va dire notre monde
12:07intérieur cherche un moyen de se réguler
12:10en attendant et pour ça il balance la
12:13dopamine parce que la dopamine à
12:15nouveau, elle crée ce micro soulagement,
12:18ce petit espoir que l'autre va revenir.
12:21Mais en fait le cerveau avec le premier
12:23cycle, il a associé les actions ou
12:26l'action qu'on a mise en place avec la
12:28dopamine. Du coup, pour à nouveau
12:30ressentir la dopamine, il va chercher à
12:33refaire les actions. Donc ça crée un
12:35réflexe automatique. Par exemple, si ce
12:38qui a aidé, c'est de regarder le
12:40téléphone ou ne serait-ce que c'est
12:42penser à l'autre, peu importe n'importe
12:44quelle action ou ça donne l'impression
12:46que si je vais regarder mon téléphone,
12:49peut-être que je vais voir une réponse.
12:50C'est vraiment cet espoir, cette attente
12:53de la récompense, cette anticipation de
12:55la récompense qui crée ce microagement
12:58et qui fait que après quand le cycle se
13:01reproduit, le cerveau automatiquement il
13:04va reproduire l'action qui a marché pour
13:07libérer la dopamine. Ça va lui faire un
13:08microchot de dopamine qui va micro
13:11soulager. Et donc typiquement si penser
13:14à l'autre avait aidé avec cette
13:17dopamine, alors la pensée devient
13:21un levier que le cerveau utilise de
13:24régulation émotionnelle. Donc en fait ça
13:26a rien à voir avec de l'amour. C'est
13:28vraiment
13:30le cerveau acié le fait de penser à
13:33cette personne comme un moyen d'obtenir
13:35un micro soulagement face au stress
13:38généré par l'imprévisibilité de l'autre.
13:41Et plus ce cycle se reproduit, plus le
13:47système se renforce.
13:49Ça veut dire qu'on va avoir besoin de
13:51plus en plus de shot de dopamine pour
13:55être soulagé. Et donc on va notre
13:57cerveau automatiquement, il va se mettre
13:59à penser de plus en plus souvent à
14:01l'autre personne puisque il utilise
14:03cette pensée comme un régulateur. Il en
14:06a besoin de plus en plus souvent. C'est
14:08comme c'est une addiction, c'est une
14:10addiction comportementale, c'est une
14:12addiction entre guillemets à la
14:13dopamine. C'est-à-dire que notre cerveau
14:15à ce moment-là, il est devenu accro à la
14:18dopamine d'une certaine manière. accro
14:20au fait que quand je pense à l'autre, ça
14:23me libère de la dopamine. Donc je me
14:24sens mieux momentanément en attendant
14:27d'avoir le vrai soulagement, la vraie
14:29récompense qui est quand l'autre revient
14:31vers moi et que je me sens sécurisée,
14:33que je sais que le lien existe et donc
14:35je suis rassurée. Maintenant, pourquoi
Pourquoi on peut pas s’arrêter même quand on veut
14:38est-ce qu'on narrive pas à arrêter ce
14:40processus ? on arrive pas à arrêter de
14:42penser à l'autre quand on le décide
14:44quand rationnellement on décide que
14:46c'est bon euh j'en ai assez vite cette
14:49personne. Concrètement la personne a pas
14:51envie de me voir, a pas envie de
14:54vraiment développer une relation avec
14:55moi, il est temps de passer à autre
14:56chose. Ça c'est notre cerveau rationnel
14:58qui voit bien ce qui se passe. Notre
15:00cerveau rationnel ne disparaît pas en
15:02fait pendant qu'il se passe tout ça.
15:03C'est vraiment deux systèmes distincts.
15:05Et c'est parce que c'est deux systèmes
15:07distincts qu'on ne peut pas réguler le
15:10premier système dont j'ai parlé par le
15:13deuxième qui est la pensée rationnelle
15:15parce que ça utilise pas le même endroit
15:17en fait de notre corps et l'un ne peut
15:19pas réguler l'autre parce que la
15:21régulation émotionnelle ne se fait pas
15:23par une décision cognitive par le
15:26rationnel par l'esprit. La régulation
15:28émotionnelle elle se fait par le retour
15:30au sentiment de sécurité. C'est comme si
15:32tu avais deux pièces séparées par un mur
15:35et il y a pas de porte entre les deux
15:38pour aller de l'un à l'autre. tu as la
15:39pièce du rationnel qui dit "Franchement
15:42euh ce gars c'est bon, on passe à autre
15:44chose. Ce gars ou cette meuf bien
15:46évidemment, c'est pas quelqu'un qui est
15:47bon pour toi. Tu vois bien que ça te
15:49fait du mal de penser à cette personne.
15:51Arrête de penser à cette personne. C'est
15:53logique, il y a pas plus simple, juste
15:54arrête-toi." Le fait que le notre
15:57rationnel dise ça à notre émotionnel,
15:59c'est comme dire à un addict d'avoir
16:01envie. tu sais très bien que ça va pas
16:03marcher. C'est pas en disant à quelqu'un
16:05"Tu devrais pas faire ça ou arrête
16:07d'avoir envie que la personne va
16:08arrêter. Si elle est addicte, elle est
16:10voilà, c'est un peu plus complexe que
16:11ça. Sinon, tout le monde s'arrêterait de
16:12fumer du jour au lendemain sans problème
16:14et cetera ou fumer ou toutes les toutes
16:16les autres addiction. Et en fait,
16:17l'addiction comportementale qui est en
16:19jeu ici, c'est le même principe que
16:21quand on devient accro au jeux, les
16:23machines à sous notamment, parce que les
16:24machines à sous ou les voilà les tous
16:27les jeux d'argent, tu as jamais de
16:29garantie que tu vas gagner ou que tu vas
16:31perdre. Donc quand tu joues, il y a deux
16:34possibilités, soit je gagne, soit je
16:36perds. Et l'anticipation qu'on pourrait
16:38gagner, elle crée pareil ce chot de
16:42dopamine, elle donne l'envie de jouer
16:44parce qu'on a envie d'obtenir la
16:45récompense.
16:47Quand on gagne, du coup, ça renforce
16:49l'idée que quand on joue, on peut
16:50gagner. Mais quand on perd, on se dit
16:54"Oui, mais en fait, j'ai encore la
16:55possibilité de gagner si je rejoue, donc
16:57je vais rejouer." Et voilà. Et en fait
16:59euh après on s'arrête jamais parce que
17:02ça se renforce parce qu'il y a cette
17:04dopamine qui est libérée quand on est
17:06dans l'anticipation de la récompense
17:08financière ici qu'on pourrait recevoir
17:10en jouant. Dans le domaine amoureux, on
17:14n'est pas sur la récompense financière,
17:15on est sur la récompense euh de
17:19soulagement de bien-être et c'est la
17:20récompense du lien de la relation qui
17:23existe et qui crée du coup ce cette
17:25sensation euh de bien-être, de
17:27réassurance, de sécurité. Donc pour
17:29reprendre mon image là des deux pièces
17:31avec un mur et pas de porte, on a donc
17:33le système rationnel d'un côté qui lui
17:36est tout à fait conscient de ce qui se
17:37passe. Il voit très bien que il faut
17:40partir, qu'il faut arrêter de penser à
17:41la personne mais il ne peut pas
17:44contrôler ce qui est dans l'autre pièce
17:45qui est le système, le circuit de
17:47récompense, tout ce qui se joue là
17:48neurochimiquement avec la dopamine, les
17:51hormones. C'est quand même, tu imagines,
17:52c'est un truc qui est super fort en
17:54nous. C'est notre mécanisme d'être
17:57humain, c'est des hormones. C'est-àut
17:58dire que c'est ça nous fait des effets
18:00des euh des des sensations dans notre
18:04corps. Et c'est pour ça que c'est dur de
18:06lutter parce que c'est vraiment du
18:08ressenti et de l'ordre de l'hormone
18:09quoi. Et donc on a d'un côté un
18:11processus qui est un réflexe mis en
18:14place par le cerveau. C'est un truc,
18:15c'est un processus automatique, chimique
18:18qui est un réflexe mis en place par le
18:20cerveau parce qu'il a appris que quand
18:22on fait ça, OK, ça fait du bien de
18:25sentir qu'on va peut-être obtenir une
18:28réponse de l'autre, on va peut-être
18:29obtenir la récompense. Donc on continue
18:31ce système parce que ça marche. En fait,
18:33il continue parce que ça marche, parce
18:35que ça nous fait des microslagements et
18:37parce que au bout du compte, on finit
18:39par avoir le grand soulagement et donc
18:41bah forcément il reproduit ce qui
18:43marche. Donc tant que on est dans cette
18:46alternance avec l'autre, dans cette
18:48ambivalence, tant qu'il y a encore de
18:50l'espoir, ben il continue parce qu'il se
18:53dit en fait je peux comme quand avec les
18:55machines à sous, on se dit "Ouais mais
18:56en fait si je joue, j'ai toujours cette
18:58possibilité de gagner."
19:00Tant que l'autre il nous a pas dit
19:01Franco, je ne veux pas être avec toi, je
19:03ne voudrais jamais de la vie être avec
19:05toi en justifiant ou pas, mais un truc
19:07ultra clair qui mettrait clairement fin
19:09au truc, tant qu'il fait pas ça, on a
19:12l'espoir. Donc il a beau être
19:15inconstant, incohérent, flou, notre
19:17corps, il apprend à gérer ce flou en
19:20créant ses microslagements avec les
19:23microchotes de dopamine jusqu'au grand
19:25soulagement. Et du coup, il survit
19:26quelque part comme ça. Mais on est
19:28d'accord que c'est pas agréable parce
19:30queon vit dans ce stress et on vit dans
19:31l'attente de la vraie récompense. Et du
19:34coup, on vit dans ces pensées
19:36obsessionnelles parce que comme c'est
19:38notre moyen de régulation que le que le
19:40cerveau a retenu, ça devient notre moyen
19:43de régulation. Et donc on pense toute la
19:46journée à cette personne tant que parce
19:48que en fait c'est une relation hyper
19:49insécurisante. Et pourquoi est-ce que
Se flageller empire
19:51ici ça sert à rien de se flageller par
19:53rapport à ça ? Parce que c'est vrai que
19:55comme je le disais en intro, moi face à
19:57ces pensées qui étaient tout le temps là
20:00dans ma tête et face à mon avec mon
20:02rationnel qui me disait "Tu devrais pas
20:03être en train de penser à ça," il y a ce
20:06sentiment un peu ouais de de tu sais
20:09pourquoi j'y arrive pas quoi et puis
20:11j'essae j'essaie de contrôler mes
20:13pensées, de penser à autre chose mais ça
20:15marche pas. Et en fait ce flageller
20:17n'aide pas parce que ça ajoute de la
20:19pression, de la culpabilité, du
20:21contrôle. Tout ça c'est des injonctions
20:24et le système nerveux ne se régule pas
20:28par injonction. Donc plus tu force, plus
20:31tu résistes parce que on en faisant ça,
20:34en se flagélant, en se culpabilisant, en
20:36cherchant à contrôler, on est en train
20:37de faire pas du tout ce dont notre corps
20:40a réellement besoin. Et pourquoi toutes
20:42les autres stratégies ne marchent pas
20:43comme la méditation, le sport, les
20:46distractions parce qu'elles ne libèrent
20:47pas de la dopamine aussi vite que le
20:50fait de penser à l'autre. Et donc notre
20:52cerveau, il choisit ce qui marche le
20:54mieux et le plus vite à savoir penser à
20:57l'autre parce que c'est le moyen le plus
20:59rapide d'obtenir un microchot de
21:01dopamine et donc d'avoir un micro
21:03soulagement et de réguler ce stress
21:05qu'on a à l'intérieur de nous. Je vais
21:06conclure avec deux phrases que j'ai noté
21:09et que je vais lire pour pas les rater.
21:13Ton cerveau ne veut pas que tu penses à
21:15cette personne par amour. Il veut juste
21:17utiliser l'anticipation de la récompense
21:20pour calmer le stress que cette relation
21:22a créé.
21:24Et le cerveau veut la certitude de la
21:26récompense, mais comme elle est
21:28imprévisible, il devient accro à
21:30l'espoir. Voilà en gros, un résumé de ce
21:33qui se passe dans ton corps quand tu as
21:35ces penséesl donc on peut pas combattre
21:37ces pensées juste en essayant de penser
21:40à autre chose, juste par la volonté,
21:42juste parce qu'on sait qu'on devrait
21:44penser à autre chose ou par des
21:45stratégies qui mettent trop longtemps à
21:47libérer ce dont le corps a besoin à ce
21:49moment-là qui est la dopamine ou la
21:51sécurité ou la sérotonine. Donc pour
21:53sortir de cette addiction mentale, il
21:55faut utiliser les bons outils pour
21:58combattre le mécanisme qui est en train
22:00de se passer. Et en fait, j'utilise le
22:02mot combattre et c'est pas du tout le
22:03mot que j'aurais dû utiliser parce que
22:05c'est pas du tout un truc un plan
22:07d'attaque en fait. Au contraire, le
22:10corps à ce momentlà, il a besoin de
22:11sécurité. En gros, il faut remplacer la
22:13dopamine par la dopamine crée par les
22:16pensées par un autre type de dopamine et
22:18il faut remplacer l'insécurité par de la
22:21sécurité. C'est comme ça qu'on s'en sort
22:23et c'est ce que je t'apprends à faire
22:24dans mon guide gratuit. Reprends le
22:26contrôle, libère-toi mentalement et
22:28émotionnellement de lui ou elle. Le lien
22:30est en description. Et maintenant, si tu
22:32veux comprendre pourquoi tu as
22:33l'impression de vivre une vraie rupture
22:36amoureuse, alors avec quelqu'un avec qui
22:38tu n'étais même pas allé jusqu'au stade
22:40de couple, de qui tu n'étais
22:41probablement même pas encore amoureux ou
22:43amoureuse, mais quand tu coupes le
22:45contact avec cette personne, tu as
22:46l'impression de vivre une véritable
22:48rupture amoureuse. C'est un sujet dont
22:49je trouve qu'on parle très peu sur
22:51YouTube. C'est un sujet que j'ai vécu
22:53plusieurs fois et que j'ai trouvé très
22:55douloureux. Je trouve qu'il y a pas de
22:56mots pour qualifier ce type de rupture
22:58là. et je t'explique comment ça
23:00fonctionne dans cette vidéo.