Free YouTube Transcribe

Video transcript

LE TUEUR EN SÉRIE LE PLUS DÉRANGÉ DE CALIFORNIE

Psychoshow · 8,286 words · 38 min read

Want to search this transcript, jump the video from any line, or download it as TXT, SRT, or VTT?

Open in the transcript tool

Full transcript

0:01[musique]

0:23[musique]

0:24On a vu un magnétophone.

0:28Il était possible qu'il ait enregistré

0:30quelque chose qui soit en rapport avec

0:31l'homicide.

0:33Ces enregistrements se sont révélés être

0:35un journal audio.

0:38C'est l'homme le plus violent que j'ai

0:40jamais vu.

0:41Il faut être malade dans sa tête pour

0:42commettre un tel crime.

0:45C'était au-delà de tout ce que j'avais

0:46pu imaginer.

0:48Ma mère ne méritait pas d'être violée.

0:52On a lancé la lecture. Ces bandes ont de

0:55quoi donner des cauchemars.

1:16[musique]

1:21[musique]

1:22La vallée de Coachella comprend neuf

1:23villes. Desert H Springs situé au

1:27nord-ouest,

1:29Palm Springs, [musique]

1:31Cathédral City, Rancho Mirage, Palme

1:35Désert, Indian Wellals, Indio et

1:39Coachella.

1:42[musique]

1:45La région autour d'Indio et Palme Desert

1:47était bien différente il y a une

1:49trentaine d'années.

1:52Il y avait plus de zones désertiques non

1:54développées, très ouvertes.

1:59C'est un réflexe de policier.

2:02Pour sa sécurité, la main qui tire doit

2:04rester libre pendant que [musique]

2:05l'autre ouvre et applique le baum à

2:09lèvres tout en parlant.

2:11C'est l'utilisation stratégique et

2:13tactique du baum à lèvres.

2:16[musique]

2:19En 1991,

2:21j'étais enquêteur au bureau du chérif

2:22d'Indio. Je travaillais essentiellement

2:25sur des infractions et je commençais à

2:27enquêter sur des cambriolages.

2:32Le taux d'homicide était bas, celui des

2:34cambriolages aussi.

2:37On vivait dans un endroit tranquille et

2:39on faisait tout pour que ça le reste.

2:55Mes parents trouvaient que la Californie

2:56était un bon endroit pour nos élevés

2:59parce qu'il y avait plus d'opportunités.

3:03C'était plus facile de s'y épanouir.

3:06Il y avait donc ma mère Fatima, mon

3:08père, Lionel, ma sœur, Michel et puis

3:12moi la petite. Moi,

3:17mon père est mort en 87. J'avais 16 ans.

3:23Après son décès, ma mère a tout fait

3:25pour sortir la tête de l'eau. Elle est

3:28restée forte pour elle et pour moi. Puis

3:31on a déménagé toutes les deux à

3:32l'intérieur des terres. Le désert était

3:34un endroit rassurant parce que c'était

3:36calme.

3:41Une fois dans le désert,

3:44ma mère s'est inscrite à des cours de

3:46mécanique automobile et de développement

3:48de l'enfant.

3:49[musique]

3:50En plus de son travail d'être soignante,

3:54on allait au collège ensemble le soir et

3:56elle travaillait la journée.

4:00La plus grande passion de ma mère,

4:01c'était les voitures.

4:03Elle avait une Datsun de 81

4:06qu'elle adorait plus que tôt.

4:10Dans sa classe de mécanique, ils avaient

4:13pour projet de démonter le moteur de sa

4:15voiture et de le remonter tous ensemble.

4:23Fatima semblait très calé en automobile.

4:26Elle aimait beaucoup sa voiture.

4:29En avril 1991,

4:31ils avaient décidé dans la classe de

4:33désosser cette voiture et de la

4:35réassembler.

4:37Pendant cette période, elle se faisait

4:39donc accompagnée en voiture par ses amis

4:41et camarades de classe.

4:47J'avais une sorte de gastro qui m'a

4:49empêché d'aller au collège ce soir-là.

4:52Ma mère aurait dû rentrer à 22h.

4:56Le 22 avril, elle quitte les cours pour

4:58rentrer chez elle et personne ne la

5:01reverra.

5:04L'après-midi

5:19du 23 avril 91,

5:24une jeune femme s'est présentée au poste

5:26de police d'Indio

5:29et a glissé plusieurs polaroïdes sous la

5:32vitre de la standardiste.

5:34Elle leur dit "Il y a un cadavre dans le

5:36désert."

5:39Elle a expliqué qu'en conduisant dans le

5:41désert,

5:44elle était tombée sur

5:46une femme morte.

5:48Elle a pris le corps en photo pour le

5:50montrer au policiers. J'imagine ce qui

5:53se passe dans leur tête.

5:59Retrouver un corps dans le désert, ça

6:01n'arrive pas tous les jours, mais ce

6:03n'est pas inhabituel,

6:06c'est même assez fréquent.

6:16Cela fait longtemps que les gens

6:17déposent des corps dans notre région

6:20après un homicide.

6:24Ils pensent certainement que c'est une

6:26bonne idée que ça les protègera.

6:29Mais le désert a une population qui lui

6:32est propre et les cadavres sortent vite

6:34du placard.

6:44On m'a confié l'affaire vers 15h.

6:47Il y avait moins de 10 minutes de route.

6:50J'ai immédiatement pris le matériel.

6:52dont je pensais avoir besoin,

6:53c'est-à-dire un blocne et de quoi

6:55écrire.

6:58Puis j'ai foncé sur place.

7:16C'est à peu près là qu'on a trouvé le

7:18corps.

7:22Ça n'a guère changé en 29 ans.

7:27Il n'y avait pas ces maisons.

7:30Et la zone habitée d'Indio se trouvait

7:32juste derrière, donc à proximité de la

7:35scène de crime.

7:40La victime ne portait sur elle qu'une

7:42chaussure.

7:45À ce stade, on ne savait pas qui

7:46c'était, ni comment elle était arrivée

7:48là.

7:50Il y avait des traces de pneus

7:54qui pouvaient venir du véhicule suspect.

7:57Il semblait s'être enfoncé en marche

7:58arrière jusqu'ici

8:01et la victime avait été traînée hors du

8:04véhicule à cet endroit.

8:08Puis le véhicule suspect est reparti

8:10dans la même direction.

8:16Nous avons constaté que la victime avait

8:17été mutilée.

8:19Elle avait des blessures par arme

8:21blanche sur la poitrine et une dans la

8:23gorge. Il y avait aussi des traces sur

8:25son dos. qui ressemblait à des lettres.

8:28On aurait dit quelque chose comme je

8:31cœur Jésus

8:34gravé sur la peau de son dos.

8:38[musique]

8:39C'est en voyant ça qu'on s'est dit qu'on

8:40avait à faire à un malade psychotique.

8:46À ce stade de l'enquête,

8:50il fallait rapidement identifier la

8:51victime.

8:53Car sans cette information,

8:56chercher un suspect

8:59est impossible.

9:03Il n'y avait aucun indice sur l'identité

9:05de la victime

9:07et encore moins sur celle d'un suspect

9:09potentiel.

9:10Il n'y avait rien du tout.

9:17[musique]

9:30À l'époque, j'étais journaliste

9:31spécialisé dans les affaires criminelles

9:33en Californie.

9:35Quand j'ai entendu parler de celle-ci,

9:37je n'en savais pas grand-chose.

9:39J'ai alors mené une enquête approfondie

9:42qui s'est avéré aller au-delà de tout ce

9:43que j'avais pu imaginer.

9:48Pendant mes recherches, j'ai enregistré

9:50toutes les interviews.

9:53Elles n'ont jamais été diffusées.

9:57[musique]

10:04[musique]

10:09[musique]

10:15My first victim was 130 lbs. Browns,

10:19black hair. I was planned on killing her

10:21body. Had everything I needed. Went back

10:24to the apartment. I rent it. Got the

10:26gun, knife,

10:30taser, picked up my victim.

10:34Got to just about a block from Dashore

10:37road. I pull the gun on her.

11:05Les cours du soir au collège

11:07commençaient vers 18h

11:09et finissait vers 21h. 30.

11:19C'est une femme responsable qui a un

11:21emploi, qui suit une formation. Elle a

11:24des filles, des petits enfants. Rien ne

11:26semble indiquer qu'elle soit partie

11:28faire la fête sur un coup de tête.

11:30On peut donc comprendre que ces filles

11:32et les personnes qui la connaissent

11:33soient très inquiètes. Où est-elle ?

11:38Ce soir-là, je ne dormais pas et j'ai

11:40commencé à me poser des questions. Pour

11:43tout dire, j'avais déjà un mauvais

11:44pressentiment.

11:48J'ai appelé ma mère, j'ai appelé son

11:50travail, il ne l'avait pas vu. J'ai

11:53appelé au collège, mais là non plus, il

11:55ne l'avait pas vu. [musique]

11:58Je savais que je ne pouvais pas la

11:59porter disparue pendant les 24 premières

12:01heures, mais pour moi, ce n'était pas

12:03une disparition.

12:05Je savais que c'était plus grave.

12:22On cherchait à identifier une femme

12:24mutilée trouvée dans le désert

12:26californien.

12:31[musique]

12:35C'était une femme afro-américaine

12:38environ 1 m60

12:42pour une soixantaine de kilos. Elle

12:45avait une dent en or avec un trèfle et

12:49elle portait une chaussure. Mais c'était

12:52à peu près tout.

12:54L'endroit

12:55isolé où le corps avait été jeté était

12:58déjà un problème en soi

13:01parce qu'on ne savait pas si des

13:03éléments de preuve s'étaient perdus sur

13:04le chemin ou s'il avait été emportés par

13:07le vent.

13:13[musique]

13:16Ce que je me suis dit à ce moment-là,

13:19c'est que quand un corps est laissé dans

13:21un tel environnement, ça complique

13:23l'enquête

13:26parce qu'il n'y a généralement pas

13:27beaucoup d'indices sur place.

13:31Et s'il y en a, [musique] il faut vite

13:33les repérer car le désert ne nous laisse

13:36qu'une petite fenêtre d'opportunité.

13:39La question que je me posais donc

13:41c'était-je

13:43réussir à résoudre cette enquête ?

13:53Il y avait plusieurs bijoux sur les

13:54lieux du crime.

13:58Il y avait aussi quelques vêtements qui

14:00semblaient avoir été portés par la

14:02victime, [raclement de gorge] notamment

14:04une chemise, des collants, une

14:07brassière.

14:10La victime portait des extensions de

14:12cheveux et plusieurs mèches qui avaient

14:15été arrachées étaient éparpayé autour du

14:17corps.

14:21Quand on a retourné le corps, c'est là

14:22qu'on a pu observer la blessure par

14:24balle en pleine tête.

14:29La mort avait probablement été provoquée

14:30par cette balle, mais il fallait

14:32attendre l'autopsie pour être sûr que

14:34les coups de couteau n'avaient pas été

14:36fatal.

14:39Quand on a découvert les mutilations qui

14:41avaient été faites à la victime, on a su

14:44que c'était un type de crime auquel

14:45aucun de nous n'avait jamais été

14:47confronté.

14:52C'était effrayant. [musique]

14:57Il est évident, vu la façon dont le

14:58corps a été maltraité, que ce n'est pas

15:01un homicide comme les autres. C'est un

15:03acte absolument effroyable, très violent

15:06et très dangereux.

15:09[musique]

15:09Ce n'était pas un acte classique. Une

15:11victime tuée par balle pu jetée dans le

15:13désert. Pour beaucoup, c'était

15:15totalement inédit.

15:21Il y avait très peu de chance que ce

15:22soit un coup d'essai pour le tueur.

15:26Ce que craignaient les autorités et tout

15:27le monde en réalité,

15:29c'est que ce soit le début d'une vague

15:31de violence et non la fin.

15:33[musique]

15:34Donc pour la police dans le secteur

15:35d'Indio, il était crucial d'identifier

15:38la victime et de trouver le tueur avant

15:40qu'il ne récid.

15:55On peut dire que si le détail des

15:57blessures infligées avait été communiqué

15:59au public,

16:01il y aurait eu

16:03une réelle

16:06angoisse généralisée.

16:09Et c'est ce qu'on voulait éviter au

16:10maximum.

16:16On a rentré les empreintes digitales de

16:18la victime

16:19dans une base de données qui couvrait

16:22toute la Californie,

16:24ainsi que dans une base de données

16:26nationale

16:28mais sans succès.

16:31En 91, tout n'était pas enregistré,

16:34partagé, photographié.

16:36Il fallait donc plus de temps pour

16:38savoir qui était la victime et ce qui

16:40s'était passé. Or, le temps leur était

16:42compté dans cette affaire.

17:11[musique]

17:15Je l'ai cherché en voiture.

17:17J'ai fait du porte à porte. C'était dur

17:19parce que je savais déjà

17:23qu'il n'y avait plus d'espoir.

17:25Alors le lendemain matin, je suis quand

17:27même allé signaler sa disparition.

17:32Dans l'après-midi du 25 avril,

17:35j'ai reçu un appel du bureau du chérif

17:37voisin

17:39[musique] qui m'informait qu'une

17:40personne avait disparu dans sa

17:41juridiction

17:43[musique]

17:44et que cette personne avait une dent en

17:46or avec une feuille de trèfle gravée

17:48dessus.

17:52Je venais de recevoir le rapport

17:53d'autopsie et j'ai su qu'on l'avait

17:56identifié.

17:59Je n'ai pas douté une seconde.

18:01Ça ne pouvait pas être une coïncidence.

18:07Quand j'ai vu la photo de Fatima Van,

18:09j'ai su que c'était elle.

18:15J'ai eu confirmation pour ma mère le

18:17lendemain matin quand les inspecteurs

18:19sont venus chez moi.

18:23Je n'ai pas posé beaucoup de questions

18:24[musique]

18:26parce que j'étais ailleurs.

18:29Je n'avais pas la tête à poser des

18:30questions.

18:33C'est mon oncle qui est allé

18:34l'identifier.

18:37Elle n'était pas identifiable 24 heures

18:38après sa mort.

18:45laissé à même le sol

18:47sous une couche de détrit. Elle ne

18:49méritait pas ça.

18:54Ma mère ne méritait pas d'être violée,

18:56sodomisé et mutilé.

19:01[musique]

19:03Identifier un corps,

19:06ce n'est jamais facile.

19:09La famille était totalement

19:12bouleversée.

19:15Bien sûr, ils se sont effondrés et ils

19:19ont pleuré,

19:21mais il y avait urgence. On devait

19:23savoir ce qu'elle avait fait avant de

19:25disparaître. Quand elle avait disparu, à

19:28qui elle avait parlé.

19:35[musique]

19:37On a commencé par leur demander

19:40[musique]

19:41comment était leur mère, quelles étaient

19:43ses habitudes

19:45et ce qu'elle avait prévu de faire

19:47précisément ce lundi 22 avril.

19:50[musique]

19:52Ils m'ont posé tellement de questions.

19:55Lui arrivait-il d'aller chez des amis ?

19:57Avait-elle un petit copain ? [musique]

20:01Est-ce qu'il y avait des lieux ou des

20:02contacts dont il n'avaient pas déjà

20:04connaissance ?

20:10On était autorisé à fouiller la chambre

20:12de Fatima, mais ça ne nous a rien

20:14apporté.

20:17Toujours pas de suspect.

20:21[musique]

20:23Ma mère débordait d'amour.

20:25Elle prenait soin des laisser pour

20:27compte.

20:29Elle pensait que tout le monde méritait

20:31de finir sa vie avec quelqu'un.

20:36Ce qui confirme ce que je savais déjà à

20:38propos d'elle. Elle avait un cœur pur.

20:46Plus on en apprenait sur elle,

20:49plus on interrogeait les gens qui la

20:50connaissaient,

20:52moins on comprenait qu'elle puisse avoir

20:54été visée.

20:57Si ça continuait comme ça, on ne

21:00trouverait jamais le coupable.

21:06Si ce drame frappe quelqu'un comme

21:08Fatima Van, alors personne n'est à

21:10l'abri.

21:14La personne qui avait fait ça pouvait

21:15être n'importe où.

21:18Ce que j'ai appris ensuite m'a

21:21littéralement horrifié.

21:33[musique]

21:44[musique]

21:50[musique]

21:56Le 26 avril, un homme répondant au nom

21:58de Ralph Golindo contacte la police de

22:01Burling Game car il s'inquiète pour deux

22:04femmes qu'il connaît, deux [musique]

22:05amis, Eva et Carole.

22:09Monsieur Golindo prenait souvent le café

22:10avec ses personnes mais elle n'était pas

22:13venue de jours d'affilé, ce qui ne leur

22:15ressemblait pas.

22:17Il est allé chez elle et il a constaté

22:19des choses étranges.

22:23De toute évidence, leurs animaux étaient

22:24laissés à l'abandon.

22:27Les chiens aboyaient. La maison ne

22:29semblait pas entretenue. Il a tout de

22:31suite senti que ce n'était pas normal.

22:34Alors, il a contacté la police.

22:40J'ai travaillé pour la ville de Berling

22:42pendant 30 ans.

22:45En 91, on m'a chargé d'enquêter sur les

22:47crimes contre la personne.

22:50J'étais déjà dans la police depuis 21

22:52ans et

22:54et

22:57j'étais prêt pour cette mission.

23:02Un agent a été envoyé sur place pour

23:04vérifier l'état de santé de ces deux

23:06femmes.

23:09Il a frappé à la porte

23:11mais personne n'a répondu.

23:14Il a alors contourné la maison pour voir

23:16s'il y avait une porte ou une fenêtre

23:18ouverte sans succès.

23:21Sur le côté, il a alors constaté que la

23:24porte du garage était ouverte. Il a

23:26frappé plusieurs fois sans réponse.

23:32Il est entré et c'est là qu'il a vu un

23:35corps allongé par terre.

23:52[musique][cloche]

23:58C'était une jolie propriété, une maison

24:00avec deux chambres. À l'extérieur, on a

24:03remarqué plusieurs journaux et cartons

24:05empilés à l'endroit où le courrier

24:07devait être distribué.

24:10C'est le signe que la maison était

24:11inoccupée depuis de ou tr jours.

24:15[musique]

24:17Quand j'ai pénétré à l'intérieur, il y

24:19avait deux chiens en liberté.

24:22Ils aboyaient. Alors, on a dû les

24:25évacuer.

24:28[cloche]

24:29Il y avait une femme âgée allongée par

24:31terre, visiblement décédée.

24:36Elle était totalement nue,

24:39à l'exception d'une serviette enroulée

24:40autour du visage et qui avait été

24:43perforé par une balle au niveau de sa

24:45bouche.

24:49[musique]

24:50Fouillant le reste de la maison, les

24:52agents ont vu du sang sur le sol de la

24:54cuisine.

25:01Ils ont trouvé un autre corps dans la

25:02maison, celui d'une autre femme

25:05couché sur le dos dans le salon,

25:07parcellèlement des vêtus.

25:11Elle avait d'importantes plai au niveau

25:13de la poitrine

25:15et semblait avoir été tué d'une balle

25:17dans la tête.

25:20La femme du garage était Eva Peterson

25:25et celle du salon était Carol Spadoni,

25:27la fille d'Eva.

25:37Le nez et la bouche de Carole était

25:39recouvert de gros adhésifs.

25:44Dans les affaires d'homicides, les

25:46victimes sont généralement abatttues ou

25:48poignardées.

25:50Là, elles ont été abatttues,

25:52poignardées, mais aussi brutalisées.

25:57Il fallait avoir beaucoup de haine

25:58envers ces femmes pour en arriver là.

26:04Ce contrôle de routine s'est vite

26:05transformé en double homicide,

26:08certainement l'affaire la plus sordide

26:09dans l'histoire de cette communauté.

26:13Quand on en savait davantage sur Carole

26:15et Eva, c'était dur d'imaginer qu'elle

26:17puisse être les victimes d'un homicide.

26:23[musique]

26:32Berlingame était à cette époque une

26:34petite communauté dans la périphérie de

26:36San Francisco, [musique] bien moins

26:38développée qu'aujourd'hui.

26:41Carole a eu une enfance normale

26:44mais ensuite vers l'âge de 15 ans, elle

26:47a eu des problèmes d'alimentation

26:49et elle est passée de 60 kg à 35 kg.

26:56[musique]

26:57À partir de ce moment-là, elle a

26:59souffert d'anorexie et de trouble de

27:01l'alimentation.

27:02Comme Eva était une maman attentionnée,

27:05elle s'est concentrée exclusivement sur

27:06sa fille et avec le temps, elles sont

27:09devenues fusionnelles. Elles étaient

27:11dépendantes l'une de l'autre et elles se

27:13sont isolées du reste du monde.

27:19Grandfather and grands

27:26may

27:33she did not have you know a mean bone in

27:35her body or an illered bone or an

27:38unfriendly bone.

27:45Ces deux femmes étaient spéciales, assez

27:47renfermé sur elle-même.

27:50La maison était très encombrée de

27:52cartons et de vêtements.

27:57C'était assez surprenant venant d'elle.

28:00Ça semblait presque compulsif. Elles

28:04achetaient des produits issus de la

28:06vente directe en marketing de réseau

28:09et notamment des vêtements et des

28:11bijoux.

28:14Toutes sortes de vêtements,

28:17des sweetshirts, de la lingerie,

28:20il y en avait vraiment beaucoup.

28:24Mais rien ne semblait avoir été volé.

28:31Carole et Eva menaient une vie paisible.

28:35Elle n'embêtait personne. On peut donc

28:37se demander quel genre de personne

28:39s'introduirait chez deux femmes

28:40innocentes pour les maltraiter avec

28:42autant de violence.

28:50Ralph Golindo était un pompier à la

28:52retraite de San Francisco.

28:55Il avait sympathisé avec Carole et Eva.

28:58Quand il a contacté la police, l'une de

29:00ses premières phrases a été vous allez

29:02trouver des cadavres.

29:18Why you sure there would be bodies

29:19inside? What made you think that of all

29:21things?

29:28Il nous a dit qu'il n'était pas entré

29:30dans la maison, qu'il avait frappé à la

29:31porte en vin. Alors, comment savait-il

29:34qu'il y avait deux corps si ce n'était

29:36pas le tueur ?

29:41C'est ce que font toujours les

29:42autorités,

29:44s'intéresser d'abord à la personne qui a

29:46trouvé le corps ou qui les a renseigné

29:48sur un crime potentiel.

29:50Si en plus cette personne leur dit "Vous

29:52allez trouver deux cadavres dans cette

29:53maison".

29:55Elle intègre immédiatement la liste des

29:56suspects.

29:59Il n'a été écarté que quand on a trouvé

30:01un autre suspect grâce aux informations

30:04trouvées dans la maison.

30:28On a trouvé entre 60 et 70 lettres,

30:32certaines remontant à 1986.

30:37Ces enveloppes étaient importantes car

30:38elle portait la lettre C en guise

30:41d'adresse de retour à l'envoyeur.

30:44Ce qui voulait dire qu'Eva et Carole

30:46étaient en contact avec un détenu

30:48carcéral de Californie

30:51et qu'elle correspondait avec lui depuis

30:53un bon bout de temps.

30:56Mais on ignorait les raisons de son

30:58incarcération.

31:01Les enquêteurs ont dû se poser toutes

31:03sortes de questions parmi lesquelles qui

31:06est cet homme ? Est-il toujours en

31:08prison ? A-t-il un lien avec cette

31:09affaire ? Est-ce une sorte de vengeance

31:11? Quel est le rapport entre l'homme qui

31:14a écrit ses lettres et les deux victimes

31:15? [musique]

31:17Ces lettres provenaient d'un détenu qui

31:19s'appelait Philippe Carlablanski.

31:25À ce momentlà, c'est devenu le suspect

31:26numéro 1 dans cette affaire.

31:29[musique]

31:32Et je me suis alors entièrement

31:33concentré sur ce suspect, monsieur

31:36Djablonski.

31:43Le 25 avril, 2 jours après la découverte

31:47du corps, la victime Fatima Van était

31:50identifiée.

31:53On s'est alors intéressé à son passé.

32:10Le 26 avril 91, dans l'après-midi, le

32:14[raclement de gorge] téléphone de mon

32:15collègue a sonné.

32:17C'était le bureau de police de Palm

32:19Springs.

32:21Un officier nous a dit que notre affaire

32:23leur rappelait une autre affaire qui

32:25avait eu lieu chez eux. à la fin des

32:27années 70

32:29et dont le suspect était uncertain

32:32Philippe Carl Dablonski.

32:43[musique]

32:44Les enquêteurs ignoraient que ce n'était

32:46que le début.

32:48Philippe Dablonski avait servi dans

32:49l'armée de la fin des années 60 jusqu'au

32:52milieu des années 70. À cette époque, il

32:55avait déjà eu plusieurs échecs

32:57sentimentaux. Ses partenaires l'avaient

32:59quitté car il était sexuellement

33:00violent, ce qui nous amène à la fin des

33:03années 70.

33:11Jablonski a rencontré Linda Kimball dans

33:14une discothèque

33:16et ils se sont mis ensemble.

33:19Ils ont eu un enfant et ils se sont

33:20installés à Palm Springs. En 78,

33:24Philippe Jablonski avait 32 ans et Linda

33:2729.

33:29Plus le temps passait, plus il était

33:31violent avec sa femme.

33:34Elle s'est vite rendu compte qu'elle

33:35avait épousé un homme perturbé et c'est

33:37un euphémisme.

33:43[musique]

33:54Il la rabaissait devant les voisins et

33:57les proches.

34:03Il a même tenté de violer la mère de

34:05Linda.

34:09Plutôt que de le dénoncer, ils ont tenté

34:12de lui venir en aide.

34:15Ils l'ont conduit dans

34:18un hôpital militaire.

34:22Il a d'abord été diagnostiqué comme

34:24nonicidaire et non suicidaire.

34:28Les médecins

34:30lui ont prescrit des médicaments et ils

34:32l'ont laissé sortir. Ils ont vu un autre

34:35docteur qui a prolongé son traitement.

34:40Bien qu'estimant lui aussi que Jablonski

34:42n'était ni homicidaire ni suicidaire,

34:46il leur a dit de signaler l'agression

34:47sexuelle

34:49et de s'éloigner de lui.

34:55Ce qu'ils ont fait, c'est que au lieu de

34:57rentrer à Palm Springs, ils l'ont déposé

35:00chez ses parents.

35:09Un jour de l'été 1978,

35:13alors que le couple était séparé, il

35:16informe Linda qu'il s'absente de la

35:18maison pour aller pêcher.

35:21Elle commet alors une terrible erreur.

35:30[musique] Elle profite de l'occasion

35:32pour retourner chez elle. Pour se

35:34protéger, elle l'a quitté et refuse de

35:36s'approcher de lui. Elle se dit donc

35:38parfait. Comme il n'est pas dans la

35:40maison, je vais pouvoir y aller et

35:42prendre des affaires pour mon enfant.

35:45Diablonski est là, il l'attend.

35:50Un peu plus tard,

35:53le père de Jablonski est arrivé

35:56car ils avaient prévu une partie de

35:57pêche.

36:00Et

36:02Jablonski est parti chercher du matériel

36:05dans son appartement.

36:07Quand le père est arrivé, la porte

36:09n'était pas verrouillée.

36:13Son fils n'était pas là.

36:17Et Linda Kimball était morte dans la

36:20chambre.

36:24Elle a été rouée de coup et étranglée à

36:26mort avec une ceinture.

36:30La ceinture était si serrée

36:33qu'il était impossible

36:36de la défaire.

36:38Pendant l'autopsie, il a même fallu la

36:40couper.

36:44Et puis

36:48Linda avait également été violé.

36:56Pendant les mois avant le meurtre de

36:57Linda, il y a eu des témoignages d'appel

37:00téléphonique obsè.

37:03La présence de cet homme massif dans

37:05cette résidence rendait les femmes

37:06nerveuses.

37:09Il était connu pour fixer du regard

37:10toutes les femmes de la résidence.

37:13Ça stressait tout le monde.

37:16Ses appels anonymes lubriques, ses

37:18allusions sexuelles, ses comportements

37:20inappropriés mettaient tous les

37:22résidents à cran.

37:25Il mettait mal à l'aise et effrayait les

37:27femmes qu'il croisait.

37:30Le meurtre de Linda Kimball a été

37:31violent.

37:33Il l'a ligoté, frappé, étranglé,

37:36poignardé, tout ce qu'on peut imaginer

37:39de pire.

37:40C'était certainement un schéma

37:42comportemental que Jablonski était

37:44susceptible de reproduire.

37:46Les enquêteurs qui ont travaillé sur

37:48cette affaire ont émis l'hypothèse que

37:50Jablonski avait toujours eu des

37:52fantasmes de relations sexuelles

37:53violentes [musique]

37:55et qu'avec Linda, il a été au bout de ce

37:57fantasme. [musique]

37:59Il ne l'a pas seulement étranglé, frappé

38:01et poignardé. Il a été jusqu'à la tuer.

38:04[musique]

38:22Au lieu de se cacher après son acte

38:24barbare, Philippe Dablonski prend et air

38:27dans le secteur. À ce moment-là, ses

38:30pulsions meurtrières ont pris le dessus.

38:33Il lit l'annonce d'une femme qui vend sa

38:34cuisinière.

38:36Il va chez elle, menace son enfant de 3

38:39ans avec un couteau, étrangle la femme

38:42et la laisse pour morte.

38:48S'enit une chasse à l'homme de 11 jours

38:52jusqu'à ce que Jablonski appelle ses

38:53parents

38:55et décide de se rendre.

39:01Après son arrestation, il reconnaît les

39:03faits. Il explique qu'il ne voulait pas

39:05que Linda le quitte.

39:08Il considérait qu'elle lui appartenait

39:10et qu'il pouvait donc lui faire ce qu'il

39:11voulait, y compris mettre fin à ses

39:13jours, car elle ne pouvait pas être avec

39:16un autre que lui.

39:20Le 2 mars 1979,

39:23Philippe Dablomski a été condamné à 7

39:26ans de prison pour meurtre sans

39:27préméditation.

39:34Malgré la barbarie et la préparation

39:35évidente du meurtre de Linda,

39:39l'accusation n'a pas estimé avoir de

39:40quoi inculper Jablanski pour meurtre

39:42avec préméditation. [musique]

39:45Ils ont opté pour le crime passionnel

39:48et pour tous les faits, il n'a écopé que

39:50de septon.

39:56En lisant le dossier,

39:59j'ai été surpris de voir qu'il aurait dû

40:00être libéré sur parole dès le mois de

40:03mai 84.

40:07Mais

40:09il a reçu une autre peine pendant son

40:11incarcération

40:14pour avoir tenté de tuer sa mère

40:17lors d'une visite familiale en prison.

40:22J'ai su que c'était notre homme.

40:25Une fois sa deuxième peine purgée,

40:28en août 90, Philippe Jablonski a été

40:31libéré sur parole dans le comté de

40:34Riverside.

40:36C'est là que vivait Fatima Van.

41:04[musique]

41:05her mentioned at one of the family

41:08dinners

41:10that been riding to the sky

41:27La police fait alors une découverte

41:29troublante. Carol a épousé monsieur

41:31Jablonski pendant son incarcération.

41:36[musique]

41:39La première chose qu'on se dit,

41:42[musique] c'est que Jablonski est rentré

41:43à la maison pour réclamer son du ou pour

41:46se venger.

41:49[musique]

41:50Son agent de conditionnel nous a dit

41:52qu'il n'était pas supposé être à

41:53Berlingam.

41:56Personne ne savait où était cet homme,

41:58ni s'il allait frapper à nouveau.

42:06[musique]

42:09Les autorités pouvaient craindre que le

42:11tueur fasse d'autres victimes.

42:16[musique]

42:18En saisant son nom dans l'ordinateur

42:20départemental,

42:22on a découvert qu'il avait reçu un PV 3

42:24jours avant

42:26dans la ville de Burlinghame.

42:40Le 23 avril 1991,

42:43un agent à moto avait arrêté un véhicule

42:46dont le conducteur avait enfin une

42:47obligation de tourner à gauche.

42:53L'agent ne constate rien d'anormal.

42:56C'est une opération de routine.

42:58Bien sûr, ce policier ne sait pas à qui

43:00il a affaire.

43:03Il ignorait qu'il était face à un tueur

43:05en série.

43:07Quand un homme coupable du meurtre de sa

43:09première femme se présente dans le

43:10quartier de sa deuxième femme et que

43:13celle-ci se fait tuer en même temps que

43:15sa mère, ça ne peut pas être un hasard.

43:49[musique]

43:52La police a dû s'interroger sur le lien

43:53entre les victimes et ses lettres. Eva

43:56et Carole étaient des femmes réservées

43:58peu ouvertes sur l'extérieur. Pourtant,

44:01elles écrivaient à un prisonnier.

44:04Il s'était connu par un groupe

44:06confessionnel qui encourageait les

44:08paroissiens et écrire à des détenus pour

44:11tenter de les convertir au

44:13christianisme.

44:16[musique]

44:17C'était la relation parfaite pour

44:19Carole. Elle ne risquait rien parce

44:21qu'il n'était pas supposé se rencontrer

44:23physiquement.

44:25Il y aurait donc à la fois une distance

44:27géographique et une proximité

44:29épistolaire et quotidienne.

44:36Dans certaines lettres, il était

44:37charmant.

44:39Il n'écrivait pas bien, il faisait des

44:41fautes.

44:43Mais il s'efforcé d'être gentil et de

44:48paraître insouciant.

44:55The families kind of go way back and we

44:58used to always have family dinners with

45:02Carol and you know Eva's mother. She

45:04would have Thanksgiving or Christmas

45:07dinners. And so, you know, it was that

45:08kind of relationship. We saw each other

45:11on holidays all the time and my mother

45:13was closer to Eva because they were

45:16similar in ages. You know, Eva was just

45:19a very nice lady. She was very involved

45:22in the environment and pets and you know

45:28trying to be as helpful as she could as

45:31far as writing letters and being an

45:33advocate for animal rights and that type

45:35of thing.

45:36And she had her own animals, dogs and

45:38cats. You know, from what I get, she was

45:40just very quiet. She um liked her

45:43dancing, but she was very average and um

45:48popular as far as I know.

45:50And but I think she became anorxic at

45:53about the age of 13 or so and I think it

45:56got steadily worse. And in those days no

45:58one knew what it was.

46:01And that was her illness.

46:04you know the things that she went

46:05through over the year she just never got

46:08I guess the proper help so it always got

46:10worse and she had a lot of medical

46:12problems because of it

46:17constantly

46:25[musique]

46:30pendant 2 ans, leur relation épist

46:33Puis en 82, Carol accepte d'épouser

46:36Philippe Dablonski alors qu'il a été

46:38condamné pour le meurtre de sa première

46:40femme.

46:42[musique]

46:55Dans ses lettres, est très charmant.

46:59Il écrit les mots justes mais il

47:01manipule Carole. [musique]

47:03Au début, il profite de

47:09sa naïveté

47:10et de sa vulnérabilité de femme qui n'a

47:13pas beaucoup d'expérience dans ses

47:14relations avec autrui.

47:19Petit à petit, Carole est devenue

47:20inquiète car les lettres de Philippe

47:23étaient de plus en plus sexuellement

47:24connotées.

47:26Il évoquait même ses fantasmes avec Eva,

47:28sa belle-mère.

47:33Je pense que tant qu'il était enfermé,

47:36les deux femmes n'étaient pas plus

47:37inquiètes que cela.

47:40Quand elles ont pris conscience qu'il

47:41allait bientôt sortir de prison,

47:44elles ont su qu'elles avaient un

47:45problème.

47:48[soupir]

47:58Au milieu des années 80, Carole est

48:00marié depuis quelques années à Philippe

48:02Dablonski.

48:04Elle a tout fait pour rester loin de

48:05lui.

48:07[musique]

48:08Elle n'est pas venue aux visites

48:09conjugales qu'il a organisé

48:12et il en a eu 13.

48:24M and it was during those times that she

48:27had cut her hair. She said that was

48:29because he used to uh put his hands

48:33around her throat [musique] and say that

48:35you have such long hair. I think

48:39you

48:50en 1985.

48:53Philippe Dablonski a demandé une ultime

48:55visite conjugale. [musique]

48:57Il a envie d'une petite réunion

48:59familiale avec ses parents d'une part et

49:01il l'espère Carole et Eva de l'autre.

49:06[musique] Mais encore une fois, Carole

49:08décline l'invitation.

49:10Philippe devient fou d'orage

49:14et il s'en prend à sa propre mère qui

49:16l'attaque à main nue. [musique] Il

49:19essaie de l'étrangler et de la tuer et

49:21il y serait certainement parvenu si son

49:23père, le père de Janski, n'était pas

49:26intervenu.

49:27L'incident aboutit à une prolongation de

49:29peine de 5 ans, ce qui nous amène en

49:311990.

49:33Philippe Dablonski est libéré sur parole

49:36et conduit à Igno.

49:44Dans le cadre de l'accord de libération

49:46conditionnelle, il ne devait pas venir

49:48dans le comté de San Mattho parce que

49:51Carol avait peur de lui.

49:54Elle n'avait plus aucun contrôle sur

49:55lui. [musique]

49:58Elle était inquiète de ce qui pouvait

50:00arriver.

50:04Jablonski était un loup dans la

50:06bergerie,

50:07prêt à fondre sur ses proies dès qu'il

50:10sortirait de prison.

50:30[musique]

50:35On cherchait le tueur et son véhicule

50:38sans savoir qu'au même moment, il

50:40faisait une autre victime dans le

50:42Wyoming.

50:47[musique]

50:54[musique]

50:55Une jeune femme roulait dans le Wyoming

50:58avec son chien. Elle s'est garée sur une

51:01aire de repos pour qu'il se dégourdisse

51:03les pattes.

51:05[musique]

51:08Elle s'est dirigé vers les toilettes

51:12quand elle a vu une berline grise

51:16devant elle.

51:30[musique]

51:37Blonski est en caval et

51:40il a clairement besoin d'une nouvelle

51:42proie.

51:45Toute personne qu'il croiserait à ce

51:46moment-là deviendrait une victime

51:48potentielle.

51:51Il s'arrête sur une aire de repos dans

51:53le Wyoming et observe une femme depuis

51:56sa voiture.

52:11Elle a vu le conducteur glisser côté

52:13passager et sortir de la voiture.

52:16Il avait quelque chose dans la poche de

52:18son pantalon.

52:21Il a alors mis la main dedans

52:24et en a sorti un revolver.

52:28Il a brièvement pointé vers elle avant

52:30de le faire tomber

52:32par maladresse selon les dirs de la

52:34jeune femme.

52:36Elle a compris ce qu'il voulait faire

52:39et craignant pour sa vie,

52:42elle a couru vers sa camionnette.

52:45Elle l'avait senti. Dès qu'elle l'a vu

52:47avec un objet dans sa poche, elle a su

52:50qu'il allait lui arriver quelque chose

52:51de grave.

52:55Elle a roulé jusqu'à un relais routier

52:58et elle a contacté les forces de

53:00l'ordre. Quand la police a obligé

53:02Jablonski à se garer, il a dû penser que

53:04la partie était finie. Ça y est, il va

53:07être arrêté.

53:13There's two more that just one in the

53:15bathroom. I just walk in and shoot him

53:17and do what I want with.

53:31[musique]

53:40Philippe Dablonski se range sur le bas

53:41côté. C'est énorme. Le problème c'est

53:45que c'est la veille du jour où les corps

53:47de Carole et Eva vont être découverts à

53:49Burling Game. [musique]

53:52Et donc il n'y a pas de mandat

53:53d'arrestation.

53:55Il n'est pas encore recherché à

53:56l'échelle nationale [musique] car son

53:58nom n'est pas ressorti vu qu'ils n'ont

53:59pas trouvé les cadavres.

54:04[musique]

54:06Il a expliqué au policier qu'il était

54:08sorti de sa voiture pour aller aux

54:09toilettes et que l'arme était tombée de

54:12sa poche sans même qu'il s'en rende

54:13compte. [musique] L'agent

54:18s'est dit que tout le monde avait une

54:19arme au Wyoming.

54:21Il a cru son histoire et l'a laissé

54:22partir. Il ignorait que c'était un tueur

54:25en série.

54:38C'était l'après-midi du vendredi 26

54:39avril 91

54:43et un bulletin d'information a retenu

54:45notre attention.

54:52La ville de Burlingham demandait de

54:55l'aide afin de localiser le suspect d'un

54:58double homicide

55:00qui avait eu lieu dans leur juridiction.

55:03Il pensait que ce suspect pouvait se

55:05trouver dans le comté de Riverside. car

55:08il était en conditionnel à Indio. La

55:10présentatrice a donné le nom du suspect

55:12recherché, c'était Philippe Carl

55:15Dablonski.

55:19J'ai appelé la police de Burlingam.

55:25À ce moment précis, la police sait déjà

55:28que trois femmes dans deux zones

55:30différentes ont été mutilées et

55:32assassinées avec une extrême violence.

55:37Ils savent aussi que l'homme qui a fait

55:39ça est un récidiviste

55:42et qu'il est en liberté.

55:44On imagine donc facilement dans quel

55:46état de panique ils doivent être. Ils

55:48sont prêts à tout pour trouver cet homme

55:50qui est clairement en pleine folie

55:52meurtrière.

56:11I guess like to start is maybe where you

56:13first remember meeting this guy. Ok.

56:15Well, he was brought here by he

56:18waseased. When these men get out some of

56:21them have family, some of them just get

56:23turned out on the other people don't.

56:26So they rented him the room. He was

56:28given whatever rules and regulations

56:31that he was to live by and he had a good

56:34officer when he came in

56:38I always ask if they're und that's

56:41important and I don't want and he wasn't

56:45physically his body has deteriorated. It

56:49doesn't matter that he was incarcerated

56:51and he could talk about different

56:53things. We talked about baseball. I only

56:56saw

56:58one there was a girl living in the hotel

57:01who wasn't very nice girl apparently

57:04his money and he was a big man and he

57:09put his hand under her chin and she was

57:12a big girl and he literally lifted her

57:16up this way against the wall just slit

57:19her up and he said walk in my room again

57:21and I'll kill you. is an overweight.

57:27Just a big

57:29he was pleasant not really amusing

57:34know why

57:39people

57:50[musique]

57:52la perquisition de la chambre de

57:53Jablonski a été concluante.

57:59Il y avait un t-shirt maculé de sang.

58:04Quand on voit autant de sang, ça nous

58:06ramène tout de suite sur

58:09la scène de crime.

58:12Est-ce qu'il a été porté pendant

58:16le meurtre de Fatima Van ?

58:20Il y avait aussi une lettre de Carol

58:22Spadling

58:23Game.

58:26Toutes les pièces du puzzle se mettaient

58:28en place. Tout devenait clair.

58:30[raclement de gorge]

58:37L'agent de conditionnel de Jeblonski

58:40était inscrit au collège du désert dans

58:42un cours de mécanique automobile

58:45comme Fatima Van.

58:52Il est clair que Philippe Dablonski

58:53avait beaucoup de colère en lui, qu'il

58:55avait besoin d'évacuer.

58:58Les recherches que j'ai effectué ont

59:01montré qu'il avait préparé le meurtre de

59:03Fatima Van pendant plusieurs semaines

59:05avant de passer à l'acte.

59:10[musique]

59:12Quand les élèves de la classe ont été

59:14interrogés,

59:16il s'est avéré que Jablonski

59:19travaillait avec Fatima Van sur sa

59:22Datsune

59:24et que leur espace de travail était à

59:26l'écart des autres étudiants.

59:31She was neat. Had a bubbly personality

59:35and she was self-sufficient.

59:38She was fun in the class. That car was

59:40her baby. She was fun to have a class.

59:44I've met a lot of people in my life that

59:46wouldn't feel bad about being dead.

59:50She ain one of really person.

59:54Just parked up the whole I guess they

59:56didn't have any trouble.

1:00:03Pendant les interrogatoires des élèves,

1:00:06une rumeur est parvenue aux oreilles des

1:00:08enquêteurs.

1:00:11Il aurait acheté

1:00:14une arme à un étudiant.

1:00:21[musique]

1:00:23En interrogeant d'autres personnes de

1:00:25l'établissement,

1:00:27j'ai discuter avec un étudiant qui m'a

1:00:29expliqué qu'au cours d'une conversation,

1:00:32pendant la séance de mécanique

1:00:34automobile,

1:00:35il avait [musique] dit qu'il possédait

1:00:37un revolver de calibre 22. Diablonski

1:00:40lui a tout de suite proposé de

1:00:42l'acheter.

1:00:43[musique]

1:00:46L'étudiant a répondu qu'il ne souhaitait

1:00:48pas le vendre.

1:00:50Mais chaque fois qu'ils se sont vu dans

1:00:51la semaine qui a suivi, [musique]

1:00:56il a insisté pour que l'autre lui vende

1:00:58son arme.

1:01:02L'étudiant a fini par céder car l'argent

1:01:05lui serait plus utile que cette arme qui

1:01:08restait dans sa voiture ou sa maison.

1:01:11Il lui a vendu pour

1:01:1460 dollars.

1:01:16[musique]

1:01:17Il ne savait pas que JBlonski était en

1:01:19conditionnel, ni ce qu'il comptait faire

1:01:22avec.

1:01:25Ce dernier lui a dit qu'il aimait le tir

1:01:27sur cible,

1:01:29mais

1:01:30ce n'était pas vrai.

1:01:44Les filles de Fatima nous avaient dit

1:01:46qu'un homme blanc plus âgé avait

1:01:48raccompagné leur mère à la maison

1:01:50récemment, mais elles ignoraient son

1:01:52identité.

1:01:57La nuit du 22 avril,

1:01:59des témoins les ont vu partir dans la

1:02:01voiture de Jablonski

1:02:03vers 22h.

1:02:07C'était très important pour notre

1:02:09enquête

1:02:10[musique] car on savait à présent que

1:02:12Japlonski se trouvait avec la victime

1:02:15Fatima Van

1:02:17à 22h

1:02:20le soir de sa disparition.

1:02:27Des enquêteurs et des policiers sont

1:02:29venus me poser tout un tas de questions.

1:02:33Par exemple, si je connaissais quelqu'un

1:02:36qui aurait pu en vouloir à ma mère, je

1:02:38ne connaissais pas son nom de famille,

1:02:40mais je connaissais son prénom. Et quand

1:02:42ils m'ont montré cette photo,

1:02:45c'était bien l'homme que j'avais vu,

1:02:47Philippe Dablonski.

1:02:50[musique] L'agent de conditionnel nous a

1:02:52envoyé une photo d'identité.

1:02:57[musique] On l'a montré aux deux filles

1:02:59et toutes les deux

1:03:02ont reconnu Jablonski qu'elles avaient

1:03:04vu à deux occasions différentes.

1:03:09Homme type caucasien.

1:03:11visage rond,

1:03:13peau un peu lâche,

1:03:16cheveux clairs semés

1:03:20et des yeux perçants que j'ai encore

1:03:22l'impression de voir aujourd'hui.

1:03:35À ce momentl, on ne savait pas à quoi

1:03:36ressemblait Philippe Jablonski.

1:03:46La seule trace qu'ils avaient de lui à

1:03:48Burling Game, c'était le PV.

1:03:51Ils ont donc demandé à l'agent de la

1:03:52circulation qui l'avait arrêté de

1:03:54l'identifier.

1:03:57On a réuni si photos dont une de

1:03:59Jonsski.

1:04:01En 1991, les emails n'existaient pas

1:04:04encore.

1:04:06On s'est donc rendu à l'aéroport de Palm

1:04:08Springs

1:04:10et on a pris le premier vol en direction

1:04:11de San Francisco.

1:04:14La police de Burlingham

1:04:16nous a accueilli sur place.

1:04:21J'ai montré les photos à l'agent de la

1:04:23circulation qui a bien identifié

1:04:25Jablonski.

1:04:33On savait que les meurtres avaient été

1:04:36commis le 23 avril,

1:04:39plutôt en fin de matinée.

1:04:42Or, l'agent l'avait arrêté vers 14h30

1:04:45cet après-midi là.

1:04:48On savait donc qu'il était en ville le

1:04:51jour où les meurtres avaient été commis.

1:04:54Ça a été un grand moment de satisfaction

1:04:56pour les policiers de Burling Game et de

1:04:59Indio.

1:05:00Ils avaient le même suspect. Il ne leur

1:05:02restait plus qu'à le trouver et à

1:05:04l'arrêter avant qu'il ne tue quelqu'un

1:05:06d'autre.

1:05:11Si un tel crime se produisait

1:05:13aujourd'hui, la nouvelle se répandrait

1:05:15immédiatement sur les réseaux sociaux.

1:05:18À l'époque, en 91, ça n'existait pas.

1:05:21Alors cette histoire ne s'est pas

1:05:22beaucoup ébruité.

1:05:31Il pouvait être n'importe où, excepté à

1:05:34Burlingham ou à Indio.

1:05:37Où était-il ? Et allait-il encore

1:05:39frapper avant qu'on l'attrape ?

1:05:55Marg Rogers a 59 ans. C'est une mère de

1:05:58famille et une épouse aimante qui n'a

1:06:00pas besoin de travailler.

1:06:02Ils sont propriétaires d'une station

1:06:04service et elle est sur le point de

1:06:06prendre sa retraite.

1:06:09Mais elle va se retrouver au mauvais

1:06:11endroit au mauvais moment.

1:06:16Elle ne le sait pas encore mais Philippe

1:06:18Dablonski sera son tout dernier client.

1:06:43[musique]

1:06:49[musique]

1:07:01Marg Rogers et son mari tenaient une

1:07:03boutique station service près de

1:07:05l'autoroute 70 dans l'UTA.

1:07:08Le matin du 27 avril, Marg se lève comme

1:07:11d'habitude vers 6h

1:07:13et elle part pour la station service

1:07:15afin d'ouvrir la boutique.

1:07:18Elle doit certainement se dire que ce

1:07:19sera une journée comme les autres.

1:07:24Pendant sa virée à travers le pays,

1:07:26Philippe Dablonski passe par l'UTA et

1:07:29s'arrête dans la station service géré

1:07:31par Marg Rogers.

1:07:37Vers 7h du matin, il attend dans sa

1:07:39voiture, il observe l'établissement et

1:07:42il attend son heure. Il se décide quand

1:07:45il n'y a plus personne, sauf Mar.

1:07:50[cloche]

1:07:57Come to the door. A soda, potato chips.

1:08:02This is what I want.

1:08:05I had this woman to ask if there was

1:08:08anything else I needed. I said no.

1:08:13I reached to my shirt, turned back

1:08:15around, shot her. I guess in body summer

1:08:19she got ah. I shot her in the head.

1:08:32[musique]

1:08:32Il entre dans la boutique et Marg lui

1:08:34demande gentiment si elle peut faire

1:08:36quelque chose pour lui.

1:08:39À ce moment-là, il lui tire une balle

1:08:41dans la tête, il la viole, vole l'argent

1:08:43de la caisse enregistreuse et s'en va.

1:08:46[musique]

1:08:47Il est de nouveau sur la route. He's on

1:08:48the road again.

1:09:01[musique]

1:09:23[musique]

1:09:27Jablonski est en vadrouille. Il a quitté

1:09:29la Californie et il traverse le pays.

1:09:33Les autorités savent qui il est et

1:09:35quelle voiture il a. L'alerte est

1:09:37donnée. Un officier de police du Kansas

1:09:40s'arrête sur une aire de repos. Il voit

1:09:43une voiture garée, capot relevé, mais

1:09:45elle a une couleur bizarre qu'

1:09:47l'interpelle. une couleur de couche

1:09:48primaire.

1:09:51L'agent Smith repère une voiture

1:09:53suspecte

1:09:55et décide de parler à l'homme qui se

1:09:57tient debout à moins d'un mre du

1:09:58véhicule.

1:10:00[musique]

1:10:03Le policier a l'impression que l'homme

1:10:04ne veut pas lui parler.

1:10:06Alors, il retourne dans sa voiture et

1:10:09lance une recherche sur la plaque

1:10:10minéralogique.

1:10:15L'immatriculation du véhicule a révélé

1:10:18qu'il appartenait à Philippe Dablonski

1:10:20qui était recherché pour meurtre.

1:10:25À ce moment-là, le policier savait qu'il

1:10:27avait affaire à un homme dangereux, visé

1:10:29par un mandat d'arrêt. Alors, il était

1:10:32sur ses gardes.

1:10:36Il demande des renforts mais beaucoup de

1:10:38choses lui traversent l'esprit. Les

1:10:41renforts arriveront-il à temps ? Il ne

1:10:43connaît pas les détails des meurtres, ni

1:10:45leur caractère barbare, ni le nombre de

1:10:47victimes.

1:10:49Dans ce système, il y a peu

1:10:50d'informations qui sont remontées

1:10:52jusqu'à lui.

1:10:56L'agent Smith n'interpelle pas

1:10:58immédiatement Dablonski.

1:11:03Jablonski décide de partir.

1:11:07Le policier le suit à quelques centaines

1:11:09de mètre afin de garder un œil sur lui

1:11:12en attendant que les renforts arrivent

1:11:15et qu'il puisse l'arrêter.

1:11:19Il a suivi le véhicule sur environ 500 m

1:11:22après l'airire de repos. Puis les

1:11:24renforts sont arrivés depuis Mcferson.

1:11:28Ce que la police veut absolument éviter,

1:11:31c'est une fusillade sur l'autoroute. Dès

1:11:33que les renforts rejoignent l'agent, ils

1:11:35enclenche les sirènes.

1:11:37Au moment de faire tourner son

1:11:39gyrophare, il devait être inquiet de ce

1:11:41qui allait suivre. Il avait sûrement

1:11:43peur.

1:11:50Vers 17h

1:11:53en ce 28 avril.

1:11:56Et bien,

1:11:59je m'apprêtais à boire ma première

1:12:00bière, mais je l'ai posé. Je savais que

1:12:03je devais rester concentré.

1:12:06J'ai reçu un appel de McFerson au Kas

1:12:10et on m'a informé que Philippe Dablonski

1:12:12était en garde à vue.

1:12:18J'étais vraiment soulagé qu'on ait enfin

1:12:20mis ce type hors d'état de nuit.

1:12:33On s'est rendu à Mcferson l'après-midi

1:12:35du 30 avril.

1:12:37J'y ai retrouvé Eric Azelou.

1:12:41On était très enthousiaste mais il nous

1:12:43fallait encore trouver des preuves afin

1:12:45de pouvoir l'inculper.

1:12:47On avait pas encore perquisitionné sa

1:12:49voiture et on ignorait donc si on allait

1:12:52y trouver des pièces à conviction.

1:12:56Quand j'ai vu monsieur Jablonski la

1:12:59première fois dans le couloir, c'était

1:13:01un sacré gabarit 1,90 pour 115 kg. Il

1:13:06était costaud et un peu hsut. Il n'avait

1:13:08pas l'air intelligent.

1:13:10Ses yeux, ceux d'un tueur en série était

1:13:13froid et vide, sans expression.

1:13:16Des inexpressifs comme son visage.

1:13:22On l'a interrogé.

1:13:42Il s'est montré coopératif.

1:13:46mais pas très bavard.

1:13:49Il était réservé,

1:13:52presque timide. Je ne m'attendais pas à

1:13:55ça après avoir vu

1:13:58Fatima gisant dans le sable.

1:14:01Je ne m'y attendais pas du tout.

1:14:05Les officiers de police qui l'ont

1:14:07interrogé ont fait leur maximum pour

1:14:09qu'il leur donne des informations

1:14:11mais ils n'ont rien obtenu.

1:14:16[musique]

1:14:27Ok. Well, let me just ask you one thing.

1:14:30When was the last time you were in Bron?

1:14:36[musique]

1:14:42On a essayé de lui parler mais chaque

1:14:45fois

1:14:47qu'on lui posait une question sur notre

1:14:50affaire,

1:14:52il refusait de répondre.

1:14:58Il a seulement répondu sur des détails

1:15:00de sa vie qu'on connaissait.

1:15:02son incarcération,

1:15:04ses croyances ou non croyances

1:15:06religieuses. Mais pour ce qui concernait

1:15:08ces éventuelles activités criminel,

1:15:11c'était une carpe.

1:15:33and

1:15:35ok

1:15:50le 1er mai, on a obtenu le mandat de

1:15:54perquisition pour son véhicule.

1:15:58Il y avait un revolver calibre 22 sous

1:16:00un siège de la voiture

1:16:04et même sans l'analyse, on était déjà

1:16:07sûr d'avoir trouvé l'arme qu'on

1:16:08cherchait, celle qui avait tué Fatima

1:16:11Van.

1:16:16En fouillant la voiture, on a trouvé des

1:16:17traces de sang sur tous les sièges,

1:16:21mais aussi sur du gros adhésif.

1:16:23[musique]

1:16:27Sur la banquette arrière, il y avait une

1:16:29ceinture qui ressemblait à un crotal.

1:16:33La boucle d'un côté faisait penser à un

1:16:35serpent

1:16:37et sur l'autre face de la ceinture,

1:16:40écrit à l'encre bleue

1:16:44se trouvaient les noms et

1:16:47la date des meurres.

1:16:53En examinant la ceinture et les noms qui

1:16:55y sont inscrits, les policiers en

1:16:57reconnaissent plusieurs.

1:17:01C'était des noms de victime.

1:17:03Fatima van. Mes deux victimes, Carol

1:17:06Spadony et Va Peterson, ainsi que

1:17:09d'autres noms. C'est bien connu que les

1:17:12tueurs en série aime collectionner les

1:17:14trophées et les souvenirs de leurs

1:17:15victimes.

1:17:17Bien sûr, les enquêteurs se demandent

1:17:19s'il y a eu d'autres victimes. D'autres

1:17:21corps sont-ils disséminés quelque part ?

1:17:45Pendant la fouille, on a trouvé un

1:17:47magnétophone à cassette sur la banquette

1:17:50arrière du véhicule.

1:17:53On a lancé la lecture

1:17:56et

1:17:59c'était terrifiant.

1:18:01Je n'ai pas eu besoin d'en entendre

1:18:02beaucoup pour savoir que

1:18:07ces enregistrements allaient

1:18:11me hanter toute ma vie.

1:18:28Il a ni plus ni moins raconté comment il

1:18:30allait tuer ses victimes

1:18:33ou comment il les avait tué. [musique]

1:18:37Il parlait de façon méthodique et calme.

1:18:40Parfois, on sentait son excitation dans

1:18:42sa voix.

1:18:44[musique]

1:18:44La police suppose qu'il se caressait

1:18:46pendant les enregistrements.

1:18:49Ces cassettes font froid dans le dos et

1:18:52après les avoir entendu, on ne peut pas

1:18:54être le même.

1:18:59Je n'ai jamais rien entendu de tel, ni

1:19:01avant ni après, en 30 ans de carrière.

1:19:06C'était des aveux tout simplement.

1:19:11[musique]

1:19:16I seen that she had something I wanted

1:19:18her body.

1:19:31[musique]

1:19:33Ces cassettes

1:19:37sont dures à décrire. Elles ont de quoi

1:19:41donner des cauchemars.

1:19:53Encore plus sinistre,

1:19:55après avoir enregistré ces séquences,

1:20:00[musique]

1:20:01on entend qu'il reprend l'enregistrement

1:20:04une fois qu'il est satisfait de ce qu'il

1:20:05vient de dire.

1:20:11Il semble qu'il s'enregistrai en direct

1:20:14au moment de traquer ses victimes.

1:20:19Malheureusement,

1:20:21j'ai dû écouter souvent ces bandes au

1:20:23cours de l'enquête et de l'action en

1:20:25justice pour différentes raisons

1:20:28[musique]

1:20:31et elle me hante aujourd'hui.

1:20:37C'était en 1991

1:20:40et je m'en souviens comme si c'était

1:20:41hier.

1:20:50Ces aveux enregistrés confirment à la

1:20:52police que Jablonski a tué Marg Rogers.

1:20:57En examinant la ceinture,

1:20:59les enquêteurs avaient déjà reconnu

1:21:00plusieurs noms. Eva, Carole, Fatima.

1:21:05Il y est aussi question d'une femme d'un

1:21:07certain âge. C'est Mardy Rogers.

1:21:12L'inspecteur

1:21:14Barnch a trouvé un calpin avec les noms

1:21:17et adresses de deux autres femmes

1:21:21qui vivaient dans le Kentuki et le

1:21:23Mississippi.

1:21:29On a découvert que c'était des

1:21:30correspondantes avec qui il était

1:21:32toujours en contact

1:21:35pendant sa conditionnel à Indio.

1:21:42[musique]

1:21:47Philippe Dablonski avait clairement

1:21:48prévu une fin horrible pour ces deux

1:21:50correspondantes.

1:21:52[musique]

1:21:53Il a reconnu que s'il n'avait pas été

1:21:55arrêté et emprisonné au Kansas, il

1:21:58aurait rendu visite à ces deux femmes.

1:22:01[musique]

1:22:04On peut en déduire qu'elles ont été

1:22:06sauvées par

1:22:10le fait qu'on lui ait mis le grappin

1:22:11dessus avant qu'il ajoute leur nom sur

1:22:13sa ceinture.

1:22:15C'est la confirmation

1:22:19qu'on a sauvé des vies

1:22:21et qu'il n'aurait pas arrêté.

1:22:23il aurait encore tué jusqu'à ce qu'il se

1:22:26fasse prendre.

1:22:30Les procureurs de Riverside et de l'UTA

1:22:33se sont réunis et ont décidé de juger

1:22:35monsieur Dablonski dans le comté de San

1:22:38Mattho

1:22:40fallait le mettre à l'ombre, l'empêcher

1:22:43de nuire pour toujours.

1:22:44[raclement de gorge]

1:22:55Pendant le procès, il a gardé la même

1:22:56expression. Assis, les yeux dans le

1:22:59vague,

1:23:01aucun sentiment apparent, ni remord,

1:23:05rien.

1:23:21Carin

1:23:23head

1:23:25to the floor.

1:23:35Je ne sais pas comment un jury en

1:23:37entendant ces mots alors que Jablonski

1:23:39est assis juste en face pourrait ne pas

1:23:42le déclarer coupable de meurtre avec

1:23:44préméditation.

1:23:46Ça m'a donné la nausée.

1:23:57[musique] Quel bonheur d'entendre le

1:23:59jury de Burlingame le déclarer coupable.

1:24:04Les délibérations ont été courtes.

1:24:07L'épreuve était trop accablante.

1:24:10[musique] Il a écopé de deux peines de

1:24:11mort. Puis il a été jugé dans le comté

1:24:14de Riverside.

1:24:17Il y a plaidé coupable pour obtenir la

1:24:19perpétuité sans conditionnel au lieu de

1:24:21risquer une troisème peine capitale.

1:24:282 mois plus tard, l'audience de

1:24:30détermination de peine a envoyé

1:24:33Jablonski dans le couloir de la mort à

1:24:35San Quantin.

1:24:37Mais d'une certaine façon, il a réussi à

1:24:39déjouer la mort

1:24:42après avoir passé plus de 20 ans dans le

1:24:44couloir de la mort.

1:24:45Il a échappé à l'exécution et il a fini

1:24:48par s'y éteindre.

1:25:12C'est l'homme le plus violent que j'ai

1:25:14jamais vu.

1:25:21[musique]

1:25:22Quand j'ai appris sa mort, j'ai su

1:25:30qu'il ne sortirait plus jamais et ne

1:25:32ferait plus jamais de mal à personne.

1:25:37[musique]

1:25:38Ma mère était tout pour moi. C'était mon

1:25:40héroïne.

1:25:42C'est elle qui m'a enseigné comment être

1:25:44une fille, une jeune femme, une mère.

1:25:49Chaque jour qui passe, il n'y a pas une

1:25:51heure sans que je pense à elle.

1:25:55C'est pour elle que je suis là. Je ne

1:25:58peux pas oublier que c'est grâce à elle

1:25:59que je respire chaque jour.

1:26:02La vie n'est plus du tout la même. Elle

1:26:05ne l'a jamais plus [musique] été.

1:26:10Quelles ont été les conséquences de

1:26:12cette affaire

1:26:14sur ma vie ?

1:26:17Je dirais en premier lieu

1:26:21les cauchemars.

1:26:24J'ignore quel est le facteur

1:26:25déclencheur, mais cycliquement ces

1:26:27cassettes me reviennent en tête.

1:26:31Je pense à mes petites filles.

1:26:35Je pense aux femmes de ma famille qui

1:26:38pourrai facilement devenir des victimes

1:26:42parce que

1:26:44elles sont aussi confiantes que l'était

1:26:46Fatima Van.

1:26:51Je t'aime maman.

1:26:53Tu manques tous les jours.

1:26:58Je sais.

1:27:00Tu m'as toujours dit "Tu dois être

1:27:02forte. Tu es une petite coriasse, tu

1:27:05peux gérer.

1:27:08J'essaie

1:27:11d'élever mes enfants

1:27:15et d'être la mère que tu m'as appris à

1:27:17être. J'espère que je te rends fier.

1:27:20[grognement]

This transcript was generated from the captions YouTube publishes for this video. Get the transcript of any YouTube video atfreeyoutubetranscribe.com: free, unlimited, no sign-up.